13 février 2017 / 16:47 / il y a 6 mois

Lagarde croit à une solution pour la dette de la Grèce

Le Fonds monétaire international s'efforce de parvenir à un accord sur le plan de sauvetage de la Grèce mais ne peut pas enfreindre ses règles et réserver un traitement de faveur au pays, a déclaré lundi la directrice générale du FMI, Christine Lagarde. /Photo prise le 13 février 2017/Ashraf Mohammad Mohammad Alam

DUBAI (Reuters) - Le Fonds monétaire international s'efforce de parvenir à un accord sur le plan de sauvetage de la Grèce mais ne peut pas enfreindre ses règles et réserver un traitement de faveur au pays, a déclaré lundi la directrice générale du FMI, Christine Lagarde.

Elle a ajouté toutefois qu'un allègement de la dette de la Grèce pourrait être obtenu sans avoir à imposer à ses créanciers internationaux une décote de leurs prêts, un point qui préoccupe tout particulièrement ses créanciers européens.

Athènes, le FMI et la zone euro doivent s'entendre sur la dernière "revue" des réformes entreprises dans le pays dans le cadre de son renflouement afin de permettre le déblocage d'une nouvelle tranche d'aide et de lui éviter un défaut de paiement.

Les trois parties sont en désaccord sur les réformes à mettre en oeuvre, ainsi que sur les objectifs budgétaires. Le FMI a fait savoir qu'il ne pourrait pas participer au troisième plan d'aide en cours tant qu'il n'aurait pas l'assurance que la Grèce pourra sortir de la spirale de sa dette.

Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a déclaré au cours du week-end que le plan de sauvetage de la Grèce était fragilisé parce que le FMI n'avait pas décidé du rôle qu'il souhaitait jouer, tandis que le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, a accusé l'organisation internationale de "lâcheté" et d'imposer "de nouvelles exigences à a Grèce".

Dans une interview accordé à Reuters à l'occasion d'une visite à Dubaï, Christine Lagarde a répondu à ces critiques en disant que le FMI s'efforçait activement de régler ces différends mais que sa marge de manoeuvre était limitée.

"On nous a demandé d'aider mais nous ne pouvons le faire qu'à des termes et dans des conditions équitables. En d'autres mots, nous ne pouvons pas réserver un traitement de faveur à un pays en particulier parce qu'il s'agit de ce pays-là."

"Nous devons appliquer les principes que nous appliquons à tous les pays parce que nous prêtons l'argent de la communauté internationale", a-t-elle ajouté.

Le FMI pousse Athènes a faire de nouvelles réformes de long terme sur sa fiscalité et son système de retraite.

Le Fonds a également laissé entendre que les créanciers de la Grèce devront peut-être accepter une décote ("haircut"), une idée rejetée par certains gouvernements européens, dont Berlin.

Christine Lagarde a néanmoins déclaré lundi qu'il était peut-être encore possible de rendre la dette de la Grèce viable sans recourir à un allègement, mais elle n'a pas donné de détail sur cette stratégie.

"Les Européens ont prolongé des prêts à très long terme à faibles taux d'intérêt. Ils ont récemment proposé quelques mesures pour réduire encore plus le poids de la dette", a-t-elle dit, tout en ajoutant: "Il faut faire davantage et nous pensons que cela peut s'inscrire dans un mécanisme qui n'exigera pas de véritable décote, pourvu que les réformes que je viens d'évoquer soient réellement menées à bien par la Grèce."

Andrew Torchia, Juliette Rouillon pour le service français, édité par Véronique Tison

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