PSA veut tirer parti d'un marché iranien vu en hausse de 15%

lundi 13 février 2017 17h28
 

par Gilles Guillaume et Laurence Frost

PARIS (Reuters) - PSA s'estime bien placé pour conserver l'avantage dont il dispose sur ses concurrents dans un marché automobile iranien attendu cette année en hausse d'environ 15%.

Après l'assouplissement des sanctions internationales instaurées à cause du programme nucléaire de Téhéran, PSA a signé dès l'an dernier deux accords de JV avec les constructeurs locaux Iran Khodro pour la marque Peugeot et Saipa pour Citroën.

Prié de dire s'il conservait un avantage sur ses concurrents, notamment américains après le durcissement du discours du nouveau président Donald Trump, le vice-président exécutif de la région Moyen-Orient et Afrique du groupe automobile français a répondu par l'affirmative.

"Il est clair que ce sera encore plus dur pour les entreprises américaines pour opérer, ça c'est une certitude", a-dit Jean-Christophe Quémard au cours d'une téléconférence de presse, donnée de Téhéran où se tient une conférence automobile internationale. "Nous avons le sentiment que nous avons de l'avance (...) nous tenons à la garder. C'est très probablement le moment d'accélérer pour nous."

Le petit SUV Peugeot 2008, première nouvelle voiture du groupe produite sur place, sera lancé au mois d'avril, suivi de la 301 et de la 208. La première Citroën de nouvelle génération est prévue quant à elle début 2018. Selon la presse automobile, il s'agirait de la nouvelle C3.

La première joint-venture, qui pourra atteindre une capacité de production de 200.000 véhicules par an, doit également investir jusqu'à 400 millions d'euros sur cinq ans en capacités industrielles et en R&D, tandis que la seconde, pour laquelle la capacité annuelle envisagée est de 150.000 véhicules, investira plus de 300 millions d'euros.

Après avoir fait oublier aux autorités iraniennes son départ brutal de 2012 moyennant une indemnité de 430 millions d'euros, PSA espère continuer à surfer sur la position historique de la marque Peugeot, encore incarnée sur place par un modèle arrêté en Europe à la fin des années 1990, la Peugeot 405.

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PSA s'estime bien placé pour tirer parti d'un marché iranien attendu cette année en hausse d'environ 15%, a déclaré lundi le vice-président exécutif de la région Moyen-Orient et Afrique du groupe. /Photo d'archives/REUTERS/Benoit Tessier