13 février 2017 / 06:35 / dans 8 mois

L'industrie automobile demande à Trump des normes moins sévères

Les dirigeants de 18 grands constructeurs automobiles ou de leurs filiales américaines ont écrit au président Donald Trump pour lui demander de revoir les normes d'économie que l'administration Obama avait imposées à échéance de 2025. Les nouvelles normes destinées à réduire la consommation de carburant résultaient d'un accord conclu en 2011 entre l'administration Obama et les constructeurs automobiles. /Photo d'archives/REUTERS/John Sommers II

WASHINGTON (Reuters) - Les dirigeants de 18 grands constructeurs automobiles ou de leurs filiales américaines ont écrit au président Donald Trump pour lui demander de revoir les normes d‘économie que l‘administration Obama avait imposées à échéance de 2025.

Dans un courrier envoyé vendredi et dont Reuters a pu prendre connaissance, les patrons de General Motors, de Ford, de Fiat Chrysler Automobiles et des filiales américaines de grands constructeurs étrangers comme Toyota, Nissan ou Volkswagen invitent Trump à revenir sur ce projet, notant que des “centaines de milliers” d‘emplois sont en jeu.

Les nouvelles normes destinées à réduire la consommation de carburant résultaient d‘un accord conclu en 2011 entre l‘administration Obama et les constructeurs automobiles.

Elles couvraient les années modèle 2012-2016 et l‘Agence américaine de protection de l‘environnement (EPA) avait jusqu‘en 2018 pour décider d‘augmenter encore les niveaux d‘économie de carburant à l‘horizon 2025.

Son directeur a effectué cette démarche dès le 13 janvier, huit jours avant l‘investiture de Donald Trump, pour tenter de graver dans le marbre cette réalisation de Barack Obama.

Dans leur lettre, les dirigeants de l‘industrie automobile demandent à Donald Trump de rouvrir ce dossier “sans préjuger du résultat” et se félicitent de l‘attention portée par le nouveau président au développement économique et à l‘emploi, notamment dans le secteur automobile.

Les nouvelles normes “pourraient menacer les niveaux de production futurs, mettant en péril des centaines de milliers, voire un million, d‘emplois”, ajoutent-ils.

Les dirigeants de Ford, GM et Fiat Chrysler avaient déjà évoqué le sujet lors d‘une rencontre avec Trump à la Maison blanche fin janvier.

Scott Pruitt, le candidat désigné par Trump pour prendre la tête de l‘EPA, a dit lors d‘une audition au Sénat qu‘il réexaminerait la décision de l‘administration Obama.

La réforme était censée faire économiser 1.700 milliards de dollars aux automobilistes mais coûter 200 milliards de dollars sur 13 ans à l‘industrie automobile.

David Shepardson, Véronique Tison pour le service français

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