Net rebond de la fréquentation touristique en France au 4e trimestre

mardi 7 février 2017 14h07
 

PARIS (Reuters) - La fréquentation touristique est repartie en nette hausse au quatrième trimestre en France, mais insuffisamment pour que 2016 s'achève sur une évolution positive après un printemps et un été difficiles, selon les données publiées mardi par l'Insee.

Le nombre de nuitées dans les hébergements collectifs sur octobre-décembre a ainsi progressé de 3,9% par rapport à la même période de 2015, à 56,3 millions, effaçant le repli enregistré un an plus tôt après les attentats de novembre 2015 à Paris et Saint-Denis.

Mais sur l'ensemble de 2016, il accuse néanmoins un recul de l'ordre de 1,3%, à 401,0 millions, selon les calculs de Reuters.

Le rebond du quatrième trimestre a été alimenté par la clientèle française (+4,3%) mais a concerné aussi les étrangers (+2,9%).

La fréquentation des seuls hôtels a augmenté de 4,9% sur un an, là aussi plus du fait de la clientèle française (+5,7%) qu'étrangère (+3,0%).

Parmi cette dernière, les progressions les plus fortes ont été celles des nuitées des touristes belges (+9,9%), espagnols (+7,7%) et suisses (+8,0%).

Les Allemands (+5,3%) et les Américains (+1,9%) sont aussi venus plus nombreux qu'au dernier trimestre 2016 mais pas les Britanniques (-3,4%), dont la devise a perdu du terrain face à l'euro depuis le référendum sur leur sortie de l'Union européenne, ni les Chinois (-6%) et encore moins les Japonais (-19,0%).

Mais les touristes du reste de l'Asie, du Proche et Moyen-Orient et d'Afrique ont enregistré des progressions à deux chiffres.

Si le rebond de fréquentation de l'hôtellerie fin 2016 a concerné l’ensemble du territoire, il a été le plus net dans les zones urbaines de province (+6,9%) alors que, en Ile-de-France (+4,5%), il a été insuffisant pour compenser la baisse du quatrième trimestre 2015.   Suite...

 
La fréquentation touristique est repartie en nette hausse au quatrième trimestre en France, mais insuffisamment pour que 2016 s'achève sur une évolution positive après un printemps et un été difficiles. /Photo d'archives/REUTERS/Christian Hartmann