February 5, 2017 / 1:41 PM / 6 months ago

Le tassement du dollar de bon augure pour le premier trimestre

3 MINUTES DE LECTURE

La décrue, depuis le début de l'année, d'un dollar qui avait avant cela largement profité de l'élection de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis le 8 novembre est de bon augure pour les prochains résultats de sociétés à venir, ceux du premier trimestre 2017. /Photo d'archives/Gary Cameron

NEW YORK (Reuters) - La décrue, depuis le début de l'année, d'un dollar qui avait avant cela largement profité de l'élection de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis le 8 novembre est de bon augure pour les prochains résultats de sociétés à venir, ceux du premier trimestre 2017.

D'autant que le nouveau gouvernement américain semble déplorer les effets pervers d'un dollar fort sur les comptes des entreprises exportatrices.

Les analystes anticipent une hausse de 11,5% des bénéfices des sociétés américaines au premier trimestre.

Pour ce qui est du dernier trimestre 2016, au vu des résultats publiés par plus de la moitié des sociétés composant l'indice S&P-500, la hausse des bénéfices est projetée à 8,0% contre 6,1% début janvier; elle serait ainsi la plus étoffée depuis le troisième trimestre 2014, selon des données de Thomson Reuters.

"C'est bien parti pour un solide premier trimestre, surtout si on considère les chiffres de l'emploi et les indices de confiance des entreprises et des ménages; le sentiment va de mieux en mieux", a dit Brad McMillan (Commonwealth Financial).

Les créations d'emplois ont été plus nombreuses que prévu en janvier aux Etats-Unis, les entreprises du bâtiment et les distributeurs ayant embauché davantage, ce qui permet à l'administration Trump de partir d'un bon pied dans sa politique de relance de la croissance et du marché du travail.

Le dollar n'a jamais aussi mal démarré une année depuis une trentaine d'années. L'indice du dollar a perdu 2,6% en janvier, alors qu'il avait gagné 7,1% au dernier trimestre 2016.

Les propos tenus cette semaine par Donald Trump et Peter Navarro, son principal conseiller au commerce international, tranchent avec la politique du "dollar fort" défendue depuis deux décennies par ses prédécesseurs.

Plusieurs entreprises américaines, dont Apple, ont mis en avant l'effet préjudiciable d'un dollar fort sur leurs comptes du quatrième trimestre et fait part de leurs préoccupations pour cette année.

Les prises de position de Donald Trump sur la vigueur excessive du dollar et ses promesses de relance budgétaire induisant une hausse des taux d'intérêt synonyme d'appréciation du billet vert se traduiront pour les investisseurs par une poussée de la volatilité sur le marché des changes.

Même avec une hausse des taux d'intérêt, les comptes des sociétés devraient malgré tout tirer parti d'une amélioration de la conjoncture, estiment des experts.

"Il y aura plus de croissance économique qu'il n'en faut pour compenser largement la hausse du dollar", a dit Sameer Samana (Wells Fargo Investment Institute), qui anticipe une hausse de 7% de l'indice du dollar cette année.

Wilfrid Exbrayat pour le service français, édité par

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