Le marché des vins bio en plein essor en France

vendredi 3 février 2017 12h59
 

par Jean-François Rosnoblet

MARSEILLE (Reuters) - Une demande en explosion, des surfaces en hausse et une filière très gourmande d'emplois : le marché des vins bio connaît une croissance célébrée au salon "Millésime bio" qui a réuni cette semaine à Marseille plus de 900 exposants de 16 pays.

"Les indicateurs sont au vert avec un chiffre d'affaires qui ne cesse de progresser en France", déclare Patrick Guiraud, président de Sudvinbio, l'organisateur du salon.

Acteur central du développement et de la promotion de l'agriculture biologique, l'Agence bio estime que les ménages français ont acheté en 2016 pour plus de 700 millions d'euros de vins bio, sans molécule chimique utilisée lors des traitements, contre 503 millions d'euros en 2013.

"C'est le seul marché qui progresse dans l'agriculture. Le vin bio est un élément moteur de ce milieu, la locomotive du secteur", a dit à Reuters son président, Didier Perréol.

Les vins bio français gagnent aussi du terrain à l'international, où la hausse des ventes a été de +26% entre 2014 et 2015, soit 217 millions d'euros vers les pays de l'Union européenne et 144 millions d'euros vers des pays tiers.

"On a des demandes nouvelles sur l'exportation où les marchés s'ouvrent, surtout pour le vin rosé", note Audrey Baccino, responsable de la vinification au domaine de la Tulipe noire à La Crau (Var), au coeur des cépages de Provence.

Petite-fille de vigneron conventionnel, fille d'exploitants "raisonnés", elle a fait basculer le domaine familial dans le biologique. "Cela devient un vrai atout par rapport à une clientèle de plus en plus exigeante sur la qualité du produit."

Un moyen de conquérir une clientèle nouvelle, celle des jeunes notamment, qui représente 14% des consommateurs de vins bio, une clientèle plus soucieuse des questions environnementales et de la traçabilité des produits.   Suite...

 
L'Agence bio estime que les ménages français ont acheté en 2016 pour plus de 700 millions d'euros de vins bio, sans molécule chimique utilisée lors des traitements, contre 503 millions d'euros en 2013. /Photo prise le 18 octobre 2016/REUTERS/Jacky Naegelen