Sony exclut de vendre sa branche cinéma malgré une dépréciation

jeudi 2 février 2017 13h42
 

TOKYO (Reuters) - Sony a déclaré jeudi n'avoir aucune intention de céder ses actifs dans le cinéma et les contenus vidéo après avoir inscrit dans ses comptes une charge de dépréciation d'un milliard de dollars (927 millions d'euros).

Le groupe japonais, qui a parallèlement abaissé sa prévision de bénéfice d'exploitation annuel, a au contraire dit vouloir redresser son activité cinéma en explorant de nouveaux canaux de distribution et en exploitant différemment ses personnages.

"Nous croyons dans le potentiel de hausse à long terme des films", a dit le directeur financier, Kenichiro Yoshida, lors d'une conférence sur les résultats, réaffirmant que Sony continuait de considérer cette activité comme importante.

La dépréciation de l'activité vidéo et cinéma, liée à la baisse du marché des DVD et Blu-ray, a conduit Sony à réduire de 11% sa prévision de bénéfice d'exploitation pour l'ensemble de l'exercice fiscal à 240 milliards de yens (1,97 milliard d'euros). Le groupe tablait auparavant sur 270 milliards de yens.

La révision à la baisse aurait pu être encore plus importante si un yen faible et un redressement de l'activité de capteurs d'images, qui avait été affectée par le tremblement de terre survenu en avril dans l'archipel, n'avaient pas en partie compensé les déboires enregistrés dans le cinéma.

La division de semi-conducteurs du groupe, qui fabrique notamment des capteurs, devrait limiter ses pertes d'exploitation à 19 milliards de yens sur l'année, contre une prévision précédente de 53 milliards.

LA RENTABILITÉ À LONG TERME NÉGLIGÉE

La division cinéma-vidéo, qui comprend également les programmes de télévision et les réseaux de médias, a soutenu pendant des années les bénéfices de Sony alors que les activités d'électronique grand public souffraient de la concurrence des fabricants asiatiques à bas prix.   Suite...

 
Sony a abaissé jeudi son objectif annuel de bénéfice d'exploitation, le géant japonais ayant inscrit dans ses comptes une charge de dépréciation de ses actifs de cinéma d'un milliard de dollars (927 millions d'euros). /Photo d'archives/REUTERS/Toru Hanai