Des entreprises US rejettent le décret anti-immigration de Trump

lundi 30 janvier 2017 23h18
 

NEW YORK (Reuters) - Plusieurs grands patrons américains, dont les dirigeants de la Silicon Valley mais aussi de la banque Goldman Sachs et du constructeur automobile Ford, se sont joints lundi au concert de protestations et de condamnations provoquées par le décret anti-immigration signé vendredi soir par Donald Trump.

Des groupes comme Boeing, qui a déjà eu maille à partir avec le 45e président et jouera beaucoup dans des décisions politiques à venir en matière de fiscalité, de commerce ou encore de régulation, sont en revanche restés discrets.

Aucun commentaire n'a pu être obtenu auprès de la direction du groupe pétrolier Exxon Mobil, dont l'ancien PDG Rex Tillerson a été choisi par Trump pour prendre la tête du département d'Etat.

Des 19 patrons et chefs d'entreprises regroupés par Trump au sein d'un "conseil consultatif des dirigeants d'entreprise", qui se réuniront pour la première fois la semaine prochaine, deux seulement, Elon Musk, le fondateur de Tesla Motors et de SpaceX, et Travis Kalanick, PDG d'Uber Technologies, ont pris position contre la mesure.

Au terme d'un week-end marqué par la plus grande confusion dans les aéroports américains, les dirigeants d'Apple, Google et Facebook, poids lourds des nouvelles technologies, ont en revanche affiché leur rejet de ce décret.

Signé vendredi par Donald Trump, il interdit pendant 90 jours l'accès du territoire américain aux ressortissants en provenance d'Iran, d'Irak, de Libye, de Somalie, de Syrie, du Soudan et du Yémen, pendant 120 jours l'accueil de tout réfugié aux Etats-Unis, et suspend sine die l'accueil de tous les réfugiés syriens.

Amazon, dont le siège social est à Seattle, s'est associé à la plainte que les autorités de l'Etat de Washington, dans le nord-ouest des Etats-Unis, entendent déposer contre le décret.

A Wall Street, Lloyd Blankfein, PDG de la banque Goldman Sachs, a été le premier patron du secteur américain de la finance à exprimer son opposition au décret pris par le président des Etats-Unis.

"Il ne s'agit pas là d'une politique que nous soutenons, et je ferais observer qu'elle a déjà fait l'objet de plaintes devant la justice fédérale", dit-il dans un message vocal envoyé dimanche aux employés de la banque d'affaire et dont Reuters a pu lire la transcription.   Suite...

 
La frontière américano-mexicaine. Plusieurs grands patrons américains, dont les dirigeants de la Silicon Valley mais aussi de la banque Goldman Sachs et du constructeur automobile Ford, se sont joints lundi au concert de protestations et de condamnations provoquées par le décret anti-immigration signé vendredi soir par Donald Trump. /Photo prise le 28 janvier 2017/REUTERS/Jorge Duenes