La lune de miel entre Trump et Wall Street prend fin

lundi 30 janvier 2017 23h11
 

par Rodrigo Campos

NEW YORK (Reuters) - La relation entre Wall Street et Donald Trump a tourné lundi à l'orage, les trois indices de référence vivant leur pire séance depuis le début de l'année dans la foulée du décret du nouveau président américain sur l'immigration.

Ce décret, qui interdit provisoirement aux réfugiés et ressortissants de sept pays musulmans de se rendre aux Etats-Unis, crée un climat d'incertitude, les marchés actions y voyant le côté sombre de la politique de l'ancien magnat de l'immobilier.

Le Dow Jones a perdu 122,65 points, soit 0,61%, à 19.971,13, repassant sous la barre des 20.000 points, franchie pour la première fois mercredi dernier, le S&P-500, plus large, reculant de 0,6% à 2.280,90.

Ces deux indices ont connu leur plus forte chute sur une séance depuis octobre dernier, le Nasdaq Composite cédant pour sa part 0,83% à 5.613,71, sa plus mauvaise performance depuis fin décembre.

Signe de la nervosité du marché, l'indice de volatilité du CBOE a pris 1,30 point, sa plus forte progression depuis début novembre.

Donald Trump a signé vendredi un décret interdisant pendant 90 jours l'accès aux Etats-Unis aux ressortissants de Libye, de Somalie, du Soudan, d'Irak, d'Iran, de Syrie et du Yémen, ainsi que l'accueil de tous les réfugiés pendant 120 jours.

Ce décret a suscité une vague d'indignation dans le monde, occasionné des perturbations dans les aéroports et amené plusieurs dirigeants d'entreprises américaines, notamment dans la high-tech, à prendre ouvertement position contre les effets d'une telle politique.

"Le marché réagit négativement à cause des incertitudes qu cela crée", explique Robert Pavlik, responsable de la stratégie de marché chez Boston Private Wealth.   Suite...

 
La Bourse de New York a fini lundi en baisse, le Dow Jones (-0,61%) et le S&P-500 (-0,6%) ayant vécu leur pire séance depuis le début de l'année. Le Nasdaq Composite a cédé pour sa part 0,83%. /Photo prise le 19 janvier 2017/REUTERS/Stephen Yang