Dégradation inattendue du climat des affaires en Allemagne

mercredi 25 janvier 2017 12h55
 

par Michael Nienaber

BERLIN (Reuters) - Le climat des affaires en Allemagne a subi en janvier une dégradation inattendue, montre l'enquête mensuelle publiée mercredi par l'institut Ifo, qui suggère une prudence accrue des chefs d'entreprise même si l'impact de la politique protectionniste amorcée par Donald Trump aux Etats-Unis reste difficile à évaluer.

L'indice Ifo, calculé à partir d'un échantillon de quelque 7.000 entreprises, a reculé à 109,8 contre 111,0 en décembre, alors que les économistes interrogés par Reuters tablaient en moyenne sur une légère amélioration à 111,3.

Le nouveau président américain a surpris certains dirigeants politiques et économiques allemands en déclarant ces derniers jours que la Grande-Bretagne ne serait pas le seul pays à quitter l'Union européenne, en sortant les Etats-Unis du Partenariat transpacifique et en menaçant de taxer lourdement les importations depuis le Mexique et la Chine.

Les Etats-Unis sont la première destination des exportations allemandes.

"Il n'a pas fallu une semaine au président américain Trump pour plomber l'ambiance dans les entreprises allemandes", a commenté Andreas Scheuerle, économiste de Dekabank, ajoutant que les propos du successeur de Barack Obama avaient rappelé aux milieux économiques que le réveil du protectionnisme n'était pas uniquement une menace abstraite.

Carsten Brzeski, économiste d'ING, écrit pour sa part, dans une note intitulée "Allemagne: premiers signes de trumperie", que la baisse de l'indice Ifo reflète la préoccupation des entreprises allemandes quant aux conséquences économiques de l'entrée en fonctions de la nouvelle administration américaine.

Mais pour Klaus Wohlrabe, économiste de l'Ifo, les résultats de l'enquête de janvier ne permettent pas de conclure à un "effet Trump" défavorable, puisqu'elle montre une amélioration des prévisions d'exportations.

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Le climat des affaires s'est détérioré en Allemagne en janvier, revenant à son plus bas niveau depuis septembre, montre l'enquête mensuelle publiée mercredi par l'institut Ifo. /Photo d'archives/REUTERS/Fabian Bimmer