20 janvier 2017 / 21:14 / dans 8 mois

Wall Street salue l'arrivée de Trump par une hausse réduite

La Bourse de New York a fini dans le vert vendredi mais sous ses plus hauts du début de journée, le premier discours prononcé par Donald Trump après avoir prêté serment comme président des Etats-Unis ayant ravivé chez certains investisseurs la crainte d'une politique protectionniste mauvaise pour les affaires. L'indice Dow Jones, qui regroupe 30 des principales valeurs de la cote américaine, a gagné 94,85 points, soit 0,48%, à 19.827,25 après être monté jusqu'à 18.843,94. /Photo prise le 20 janvier 2017/REUTERS/Stephen Yang

NEW YORK (Reuters) - La Bourse de New York a fini dans le vert vendredi mais sous ses plus hauts du début de journée, le premier discours prononcé par Donald Trump après avoir prêté serment comme président des Etats-Unis ayant ravivé chez certains investisseurs la crainte d‘une politique protectionniste mauvaise pour les affaires.

C‘est néanmoins la première fois depuis 50 ans que l‘entrée en fonctions d‘un nouveau chef de l‘Etat est saluée par une hausse de Wall Street.

L‘indice Dow Jones, qui regroupe 30 des principales valeurs de la cote américaine, a gagné 94,85 points, soit 0,48%, à 19.827,25 après être monté jusqu‘à 18.843,94.

Le Standard & Poor’s 500, plus large et principale référence de nombreux investisseurs, a pris 7,62 points (+0,34%) à 2.271,31 et le Nasdaq Composite a progressé de 15,25 points (+0,28%) à 5.555,33.

Dans son discours prononcé sur les marches du Capitole à Washington, le nouveau président a promis de mettre en oeuvre son slogan “America First”, déclarant: “A partir de ce jour, ce sera uniquement l‘Amérique d‘abord.”

Les marchés actions ont réduit leurs gains pendant le discours, ce que certains observateurs expliquent par la peur de voir la nouvelle administration américaine adopter une politique commerciale protectionniste. D‘autres ont toutefois évoqué une réaction plus classique consistant à “acheter l‘élection et vendre la prise de fonction”.

“Si vous voulez voir un signal dans le discours inaugural, c‘est le fait que le commerce international reste en tête de liste et qu‘il va rapidement agir à ce sujet”, a commenté Brad McMillan, responsable des investissements de Commonwealth Financial.

PROCTER & GAMBLE EN VEDETTE

Les promesses de réformes fiscales, de dérégulation et de relance budgétaire du nouveau président ont permis à Wall Street de progresser fortement depuis l‘élection du 8 novembre (+6,2% pour le S&P-500). Mais cet effet s‘est estompé depuis le début du mois, les investisseurs attendant désormais de voir si ces promesses seront tenues.

Le mois qui suit l‘entrée en fonction d‘un nouveau président aux Etats-Unis est généralement peu porteur pour Wall Street, le S&P-500 affichant une baisse médiane de 2,7% sur cette période depuis celle d‘Herbert Hoover en janvier 1929, selon une analyse de Reuters.

Aux valeurs, les publications de résultats trimestriels intervenues jeudi soir et vendredi ont suscité des réactions diverses. Procter & Gamble a pris 3,25% après un chiffre d‘affaires et un bénéfice meilleurs qu‘attendus.

IBM s‘est quant à lui adjugé 2,24% après avoir présenté des prévisions supérieures aux attentes du marché en s‘appuyant sur la croissance d‘activités telles que l‘informatique dématérialisée (“cloud”) et l‘analyse de données.

A l‘opposé, le conglomérat industriel General Electric est lanterne rouge du Dow avec une baisse de 2,18%, le ralentissement du chiffre d‘affaires de plusieurs de ses divisions ayant occulté une hausse de 36% du bénéfice trimestriel et la confirmation des prévisions 2017.

BRISTOL MYERS SQUIBB A CHUTÉ DE PLUS DE 11%

Bristol Myers Squibb a chuté de 11,28% après avoir décidé de renoncer à mettre sur le marché deux traitements expérimentaux par immunothérapie du cancer du poumon. La nouvelle a profité à son rival Merck & Co, qui a pris 3,65%, la meilleure performance du Dow.

Qualcomm (-2,42%) a quant à lui pesé sur le Nasdaq en toute fin de séance après l‘annonce du dépôt par Apple (+0,18%) d‘une plainte contre le fabricant de processeurs dans laquelle il lui réclame environ un milliard de dollars de royalties.

Environ 6,6 milliards d‘actions ont changé de mains vendredi sur les différents marchés américains, contre 6,1 milliards en moyenne sur les 20 séances précédentes selon les données Thomson Reuters.

La hausse de vendredi a permis au Dow de mettre fin à une séance de cinq séances de repli d‘affilée mais sur l‘ensemble de la semaine, il a perdu 0,29% tandis que le S&P 500 abandonnait 0,15% et le Nasdaq 0,34%.

Sur le marché des changes, le dollar a souffert de l‘absence d‘annonces concrètes dans le discours de Donald Trump, cédant 0,3% face à un panier de référence comme face à l‘euro, qui est remonté tout près de 1,07 dollar.

Les rendements des emprunts d‘Etat américains, eux, ont reflué après des plus hauts de deux semaines et demie. Le rendement à 10 ans est revenu à 2,47% après un pic à 2,51%.

Caroline Valetkevitch, avec Yashaswini Swamynathan à Bangalore; Marc Angrand pour le service français

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