Toshiba prépare la vente d'une partie de ses mémoires

vendredi 20 janvier 2017 10h24
 

par Makiko Yamazaki et Kentaro Hamada

TOKYO (Reuters) - Toshiba prépare la vente d'une participation minoritaire dans sa filiale de semiconducteurs, ont déclaré des sources proches du dossier vendredi, de façon à amortir l'impact d'une grosse provision à venir sur une acquisition américaine.

Le conglomérat industriel japonais a distribué à divers fonds d'investissement, dont Silver Lake, des formulaires d'accord de confidentialité, selon l'une des sources.

Toshiba songe aussi à Western Digital, son associé dans une usine de mémoires flash à Yokkaichi (préfecture de Mie), et a sollicité l'établissement public Development Bank of Japan (DBJ), qui envisage également d'investir dans cette filiale, ont ajouté les sources.

L'agence Kyodo rapporte, sans citer de sources, que Canon serait également intéressé. Le groupe japonais spécialisé dans la photographie et l'impression n'était pas disponible dans l'immédiat.

Un responsable de Toshiba estime qu'une entrée au capital par Western Digital n'est pas un choix avisé car il faudrait trop de temps pour recueillir les diverses autorisations des autorités. Western Digital, spécialisé dans le stockage de données, et Silver Lake se sont abstenu de tout commentaire.

Des sources financières s'interrogent sur l'intérêt que pourrait manifester des fonds d'investissement s'ils n'obtenaient pas une participation majoritaire ou à défaut une participation de 33,4% au minimum, qui leur donnerait un droit de veto sur les décisions du conseil d'administration.

Les médias évoquent en effet une participation de 20% à 30% à céder, ce qui n'a pu être confirmé dans l'immédiat mais les sources ont dit que Toshiba voulait rester majoritaire.

Des sources industrielles estiment que la filiale pourrait valoir plus de 1.000 milliards de yens (8,2 milliards d'euros), voire le double.   Suite...

 
Toshiba prépare la vente d'une participation minoritaire dans sa filiale de semiconducteurs de façon à amortir l'impact d'une grosse provision à venir sur une acquisition américaine. /Photo d’archives/REUTERS/Yuriko Nakao