Des investisseurs s'impatientent après les revers de Sanofi

vendredi 20 janvier 2017 09h45
 

par Matthias Blamont, Noëlle Mennella et Ben Hirschler

PARIS/DAVOS (Suisse) (Reuters) - Il y a un peu plus d'un an, Olivier Brandicourt, directeur général de Sanofi, ne cachait pas sa volonté de passer à l'action sur le front des acquisitions pour se maintenir dans le peloton de tête des poids lourds de l'industrie.

Quelque douze mois plus tard, le marché attend toujours. Le géant français de la pharmacie a vu ses proies potentielles - d'abord l'américain Medivation puis le suisse Actelion - lui échapper.

Aujourd'hui, des investisseurs s'impatientent et exhortent Sanofi à réussir sa prochaine offensive de M&A (fusions-acquisitions), certains menaçant même de se détourner de la valeur en cas de nouvelle déconvenue.

Depuis Davos où il participe au Forum économique mondial, Olivier Brandicourt, nommé en 2015 après l'éviction de Christopher Viehbacher, défend son premier bilan et explique qu'il ne veut pas surpayer des actifs même si les cibles de qualité se font rares.

"Nous pouvons croître sans M&A. Néanmoins, c'est une voie que nous allons toujours considérer et qui peut nous aider potentiellement à croître, mais uniquement si cela fait du sens d'un point de vue stratégique", a déclaré le directeur général de Sanofi dans une interview à Reuters.

"Nous n'avons pas un très, très grand nombre de cibles potentielles. C'est pourquoi c'est très concurrentiel", a-t-il souligné

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Il y a un peu plus d'un an, Olivier Brandicourt, directeur général de Sanofi, ne cachait pas sa volonté de passer à l'action sur le front des acquisitions pour se maintenir dans le peloton de tête des poids lourds de l'industrie. /Photo d'archives/REUTERS/Robert Pratta