Le protectionnisme de Trump, risque n°1 pour l'économie américaine

mercredi 18 janvier 2017 17h22
 

par Anu Bararia et Sumanta Dey

(Reuters) - Le principal risque auquel est exposée la croissance américaine est celui de voir Donald Trump tenir ses promesses en matière de protectionnisme, montre mercredi une enquête de Reuters, qui suggère que les économistes sont loin d'être gagnés par l'exubérance qui a porté les marchés financiers en novembre et décembre.

Pendant sa campagne et après son élection, le milliardaire républicain s'est engagé à modifier en profondeur la politique commerciale et d'immigration des Etats-Unis, a menacé d'imposer des droits de douane élevés sur les importations depuis la Chine et proposé des réductions massives d'impôts.

Si les marchés financiers se sont repliés ces derniers jours, le rendement des bons du Trésor à dix ans est encore en hausse de plus de 25% depuis les élections du 8 novembre et les actions américaines ont inscrit des records fin décembre.

Pourtant, plus de deux tiers des économistes interrogés au cours de la semaine écoulée ont jugé que la politique protectionniste promise par Donald Trump constituait pour l'économie américaine la principale menace en 2017.

"Il ne fait aucun doute que dans le haut de la liste des risques à la baisse figure la possibilité de voir mise en application la rhétorique anti-libre-échange", explique Jim O'Sullivan, de High Frequency Economics. "Je pars du principe que l'administration (Trump) sera pragmatique en la matière".

LE DOLLAR FORT, RISQUE SUPPLÉMENTAIRE

La vigueur du dollar, qui a touché au début du mois son plus haut niveau depuis 14 ans face à un panier d'autres devises de référence et s'est apprécié de près de 6% depuis l'élection, constitue un risque supplémentaire à court terme.   Suite...

 
Le principal risque auquel est exposée la croissance américaine est celui de voir Donald Trump tenir ses promesses en matière de protectionnisme, montre mercredi une enquête de Reuters, qui suggère que les économistes sont loin d'être gagnés par l'exubérance qui a porté les marchés financiers en novembre et décembre. /Photo prise le 17 janvier 2017/REUTERS/Jonathan Ernst