Plus forte hausse des prix immobiliers en Chine depuis 2011

mercredi 18 janvier 2017 10h18
 

par Yawen Chen et Elias Glenn

PÉKIN (Reuters) - Les prix des logements neufs en Chine ont progressé l'an dernier à leur rythme le plus rapide depuis 2011, mais la croissance modérée de décembre atténue les craintes d'une bulle immobilière.

La modération de la hausse des prix immobiliers est de nature à soulager les responsables politiques chinois qui préparent les objectifs économiques pour 2017.

Selon des sources, le gouvernement chinois est prêt à accepter un objectif de croissance modeste du produit intérieur brut de 6,5% cette année afin de s'attaquer à la montagne de dette accumulée pendant des années pour financer des mesures de relance.

L'an dernier, la croissance chinoise a été portée par le marché immobilier et les mesures de relance gouvernementale et Pékin devrait annoncer vendredi avoir atteint son objectif annuel de croissance du PIB de 6,5 à 7%.

"Il y a habituellement un délai de deux à trois mois entre les transactions immobilières et l'évolution des prix. Et les ventes de logements ont vraiment commencé à refluer assez précipitamment en novembre", a déclaré Jonas Short, directeur de la banque d'investissement NSBO ​​à Pékin.

Les prix immobiliers moyens de 70 grandes agglomérations chinoises ont augmenté de 12,4% en décembre sur un an, un rythme en léger ralentissement par rapport à la croissance de 12,6% enregistrée en novembre, montrent les données du Bureau national de la statistique publiées mercredi.

Par rapport au mois précédent, les prix ont augmenté de 0,3%, ralentissant après un gain de 0,6% en novembre, selon les calculs de Reuters effectués à partir des données du Bureau.

Douze des 15 marchés identifiés comme étant en surchauffe par les autorités ont vu leurs prix baisser.   Suite...

 
Les prix des logements neufs en Chine ont progressé l'an dernier à leur rythme le plus rapide depuis 2011, mais la croissance modérée de décembre atténue les craintes d'une bulle immobilière. /Photo d’archives/REUTERS/Jason Lee