15 janvier 2017 / 16:13 / dans 8 mois

Le FBI saisi d'une enquête sur le rachat d'Uramin par Areva

La justice américaine a demandé au FBI d'enquêter sur le rachat de la société minière canadienne Uramin par Areva, une opération qui avait tourné au fiasco financier pour le spécialiste français du nucléaire. /Photo d'archives/REUTERS/Christian Hartmann

PARIS (Reuters) - La justice américaine a demandé au FBI d‘enquêter sur le rachat de la société minière canadienne Uramin par Areva, une opération qui avait tourné au fiasco financier pour le spécialiste français du nucléaire, rapporte le Journal du dimanche.

Joint par Reuters, un porte-parole d‘Areva a dit que l‘entreprise n‘avait pas connaissance d‘une quelconque enquête en cours aux Etats-Unis. “Naturellement, s‘il y avait une procédure, on se tiendrait à disposition pour donner toutes les informations nécessaires”, a-t-il ajouté.

Selon le Journal du dimanche, qui ne cite pas ses sources, le département américain de la Justice a transmis à la fin de l‘année dernière ce dossier déjà au coeur de procédures judiciaires en France.

L‘opération, qui avait coûté 1,7 milliard d‘euros à Areva en 2007, pourrait tomber sous le coup de la législation américaine contre la corruption internationale, écrit-il.

Toujours selon le JDD, la procédure a été enclenchée aux Etats-Unis par un rapport rédigé par un enquêteur français indépendant, Marc Eichinger, et remis en fin d‘année dernière aux autorités américaines.

Marc Eichinger avait écrit en 2010 un premier document dans lequel il évoquait une possible escroquerie, qui aurait pu avoir été facilitée par des complicités au sein du groupe d‘énergie nucléaire.

En France, le dossier fait l‘objet de deux enquêtes, l‘une portant sur la valorisation financière d‘Uramin, l‘autre sur un possible délit d‘initiés, ouvertes à la suite d‘un signalement de la Cour des comptes, en 2014.

Dans le premier volet de l‘affaire, l‘ancienne présidente du directoire d‘Areva, Anne Lauvergeon, a été mise en examen en mai 2016 pour présentation et publication de comptes inexacts et diffusion de fausses informations.

Les juges la soupçonnent d‘avoir présenté des comptes inexacts pour masquer les dépréciations d‘actifs liées à l‘acquisition de mines, situées principalement en Namibie, en Centrafrique et en Afrique du Sud, qui se sont révélées peu rentables, voire inexploitables.

Simon Carraud, édité par Véronique Tison

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