Le parquet ouvre une enquête sur le diesel de Renault

vendredi 13 janvier 2017 15h10
 

par Simon Carraud et Gilles Guillaume

PARIS (Reuters) - Le parquet de Paris a ouvert une information judiciaire sur Renault concernant une éventuelle tromperie sur les émissions polluantes de ses véhicules diesel, accentuant encore d'un cran la pression sur le constructeur automobile.

Cette information judiciaire a été ouverte jeudi, au motif de "tromperie sur les qualités substantielles et les contrôles effectués" ayant pu rendre certaines voitures dangereuses pour la santé, a-t-on appris vendredi d'une source proche du parquet.

Trois juges d'instruction ont été chargés de l'enquête.

Après l'éclatement de l'affaire de trucage des émissions diesel de véhicules Volkswagen, à l'automne 2015, le gouvernement français a confié une enquête à la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) pour faire la lumière sur les émissions en conditions réelles de conduite de toutes les marques commercialisées en France.

Plusieurs véhicules Renault ont alors été particulièrement montrés du doigt pour leurs dépassements d'oxydes d'azote (NOx) lors des tests sur route menés par la Commission Royal, en raison du choix d'une plage de fonctionnement optimal du système de dépollution plus étroite que chez d'autres constructeurs.

Dans un communiqué, Renault a pris note, "sans toutefois avoir pu à ce stade en obtenir confirmation officielle", de l'ouverture de cette information judiciaire, réaffirmant que ses véhicules respectaient la législation en vigueur et qu'il n'étaient pas équipés de logiciels de fraude.

Le titre Renault a perdu jusqu'à 4% après l'annonce en début d'après-midi de l'ouverture de cette enquête. A 15h08, il cédait encore 1,81% à 84,69 euros alors que l'indice CAC 40 progressait au même moment de 0,94%.

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Le parquet de Paris a ouvert jeudi une information judiciaire sur Renault concernant une éventuelle tromperie sur les émissions polluantes de ses véhicules diesel. /Photo d'archives/REUTERS/Christian Hartmann