Offre d'indemnisation de Popolare di Vicenza et Veneto Banca

lundi 9 janvier 2017 22h10
 

par Valentina Za

PADOUE (Reuters) - Les banques régionales italiennes Popolare di Vicenza et Veneto Banca ont présenté lundi une proposition d'indemnisation de dizaines de milliers d'actionnaires individuels mécontents, un plan qui pourrait coûter plus de 600 millions d'euros aux deux établissements et de ce fait les contraindre à se tourner vers des aides publiques.

Les deux banques sont considérées comme le prochain point focal de la lente crise qui consume le secteur bancaire italien après que l'Etat italien est intervenu en toute fin d'année 2016 pour sauver Banca Monte dei Paschi di Siena, la troisième banque du pays, pour une facture de 6,6 milliards d'euros.

Fabrizio Viola, le nouvel administrateur délégué de Popolare di Vicenza, débauché de chez Monte dei Paschi pour superviser une fusion avec Veneto Banca, n'a pas exclu que les deux banques soient obligées de puiser dans le fonds de 20 milliards d'euros mis sur pied fin décembre par le gouvernement pour aider le secteur bancaire.

"Laissez-moi d'abord évaluer les sommes dont nous avons besoin et ensuite nous penserons à comment les lever", a-t-il dit lors d'une conférence de presse.

Popolare di Vicenza et Veneto Banca, qui figurent toutes deux parmi les dix premières banques italiennes, ont été sauvées l'an dernier par le fonds d'investissement public Atlante.

Ce dernier avait injecté au total 2,5 milliards d'euros dans les deux établissements, qui avaient tenté en vain de lever sur les marchés les liquidités dont ils avaient besoin pour rester à flot.

OFFRE D'INDEMNISATION À DESTINATION DE 169.000 ACTIONNAIRES   Suite...

 
Les banques régionales italiennes Popolare di Vicenza et Veneto Banca ont présenté lundi une proposition d'indemnisation de dizaines de milliers d'actionnaires individuels mécontents, un plan qui pourrait coûter plus de 600 millions d'euros aux deux établissements et de ce fait les contraindre à se tourner vers des aides publiques. /Photo d'archives/REUTERS/Stefano Rellandini