Les États-Unis vont divulguer les réacteurs dotés de pièces Areva du Creusot

vendredi 6 janvier 2017 07h54
 

par Timothy Gardner et Scott DiSavino

WASHINGTON (Reuters) - La Commission de réglementation nucléaire des États-Unis (NRC) a annoncé à Areva qu'elle publierait dès la semaine prochaine les noms des réacteurs américains contenant des pièces forgées à l'usine du Creusot (Saône-et-Loire), où des anomalies ont été détectées.

Cette annonce, formulée dans une lettre datée du 30 décembre et consultée jeudi par Reuters, souligne les tensions croissantes entre l'autorité nucléaire américaine et Areva.

En décembre, le parquet de Paris a ouvert une enquête portant sur des irrégularités dans le contrôle de pièces produites depuis 1965 au Creusot, voire des soupçons de falsifications.

L'autorité américaine a ouvert une enquête pour déterminer les risques éventuels pour les centrales utilisant ces pièces mais a conclu pour le moment à une absence de danger.

"Pour l'instant, il n'y a aucune indication de problèmes spécifiques de sécurité pour les réacteurs américains", a annoncé jeudi le porte-parole de la NRC David McIntyre.

Les associations antinucléaires et notamment Greenpeace ont exhorté les autorités nucléaires à publier la liste des centrales équipées de composants fabriqués par Areva au Creusot.

Areva a envoyé les noms d'au moins neuf réacteurs américains équipés des pièces concernées le 15 décembre, tout en demandant à l'agence de ne pas divulguer cette liste pour des raisons de secret commercial.

Dans sa lettre, la NRC estime que l'information n'a pas de valeur concurrentielle et annonce qu'elle divulguera le nom des réacteurs concernés dans les dix jours suivant réception de la lettre, sauf contestation d'Areva.   Suite...

 
La Commission de réglementation nucléaire des États-Unis (NRC) a annoncé à Areva qu'elle publierait dès la semaine prochaine les noms des réacteurs américains contenant des pièces forgées à l'usine du Creusot (Saône-et-Loire), où des anomalies ont été détectées. /Photo d'archives/REUTERS/Jacky Naegelen