Donald Trump dénonce la production de modèles GM au Mexique

mardi 3 janvier 2017 18h06
 

WASHINGTON (Reuters) - Le président élu américain, Donald Trump, a menacé mardi d'imposer une "lourde taxe frontalière" à General Motors en reprochant au constructeur automobile américain de produire certains de ses modèles Chevrolet Cruze au Mexique.

GM s'est défendu en déclarant que cette production délocalisée visait le marché mondial, et non les Etats-Unis en particulier.

Depuis sa victoire à l'élection du 8 novembre, Donald Trump a déjà menacé plusieurs grandes entreprises américaines de mesures de rétorsion en cas de production à l'étranger.

Ford, déjà visé par le président élu, a annoncé mardi l'annulation d'un projet de construction d'une usine d'assemblage au Mexique, à San Luis Potosi, un investissement qui était estimé à 1,6 milliard de dollars.

Le directeur général de Ford, Mark Fields, a déclaré que la décision d'annuler la construction d'une usine au Mexique était avant tout liée à la faible demande en véhicules de petite ou moyenne taille comme la Focus ou la Fusion. Le président du groupe, Bill Ford Jr, a quant à lui indiqué avoir informé Donald Trump de la décision de la société.

La décision du deuxième constructeur automobile américain a fait baisser le peso mexicain face au dollar.

Donald Trump a diffusé via son compte Twitter un article de Fox News intitulé: "Ford va renoncer à une usine au Mexique et investir dans le Michigan en raison des politiques de Trump".

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Le président élu américain, Donald Trump, a violemment critiqué mardi le constructeur automobile américain General Motors et a menacé de lui imposer "une importante taxe frontalière" s'il continuait à produire ses berlines Chevy Cruze au Mexique. /Photo d'archives/REUTERS/Rebecca Cook