Fincantieri retenu pour reprendre les chantiers navals STX

mardi 3 janvier 2017 13h36
 

par Joyce Lee et Emmanuel Jarry

SEOUL/PARIS (Reuters) - Le groupe italien Fincantieri, leader européen de la construction navale, a été confirmé mardi par la justice sud-coréenne dans son statut de candidat privilégié à la reprise des chantiers STX de Saint-Nazaire, en Loire-Atlantique.

Cette entreprise, propriété de la caisse des dépôts et consignations italienne, un organisme public, à plus de 70%, était la seule à avoir déposé une offre pour la reprise de cette entreprise florissante depuis quelques années grâce à l'explosion du marché des croisières.

Le porte-parole du tribunal de commerce de Séoul chargé du redressement judiciaire du groupe sud-coréen STX Offshore & Shipbuilding, propriétaire à 66% des chantiers de Saint-Nazaire, n'a pas fourni de précisions.

Le ministre français de l'Economie et des Finances, Michel Sapin, a refusé de commenter l'information, se contentant d'indiquer que le secrétaire d'Etat à l'Industrie, Christophe Sirugue, était attendu mercredi à Saint-Nazaire, où il rencontrera les syndicats de l'entreprise.

Ce dernier avait averti que l'Etat français utiliserait "tous les leviers dont il dispose" pour défendre ses intérêts.

L'Etat français n'entend pas baisser sa participation d'un tiers au capital de STX France, avait-il ajouté.

Les chantiers de Saint-Nazaire sont spécialisés dans la construction, très rentable, de navires de croisière.

Mais le groupe public français DCNS, spécialisé dans la construction navale militaire, veut pouvoir accéder à leurs infrastructures pour la construction de grands navires tels que porte-avions, pétroliers ravitailleurs ou porte-hélicoptères.   Suite...

 
Divers navires construits par Fincantieri. Un tribunal sud-coréen a fait de l'italien Fincantieri le candidat privilégié à la reprise des chantiers navals STX de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique). Le groupe italien était le seul à avoir déposé une offre sur les chantiers navals de STX. /Photo d'archives/REUTERS/Alessandro Bianchi