Une reprise en puissance avec les espoirs de réformes

lundi 2 janvier 2017 16h37
 

PARIS (Reuters) - Les perspectives de réformes structurelles ouvertes par les programmes de plusieurs candidats à l'élection présidentielle de 2017 pourraient à l'avenir permettre à la France de mieux tirer son épingle du jeu que la plupart des autres pays au sein de la zone euro, y compris l'Allemagne, estiment des économistes.

L'embellie conjoncturelle au sein de la zone euro et en France en particulier à la fin de l'année dernière ne doit pas masquer les risques que fait peser l'inflexion par la Banque centrale européenne (BCE) de sa politique monétaire, prévient Gilles Moec, économiste en charge de la zone euro de Bank of America Merrill Lynch (BAML) dans une note publiée mi-décembre.

"La BCE a fermé de nombreuses portes en décembre. La stratégie de 2015-2016 d'une politique monétaire permettant des politiques budgétaires moins contraignantes en contrepartie de réformes structurelles a changé", relève-t-il.

Cet économiste fait référence à la décision de la BCE de réduire le montant de ses achats d'actifs tout en les prolongeant dans le temps, marquant ainsi la fin du caractère potentiellement illimité du soutien monétaire.

"Les perspectives de croissance potentielle ne sont pas fameuses et pas seulement dans les pays de la périphérie, la faiblesse des fondamentaux signifie que (la croissance de la zone euro) continuera de dépendre de la demande mondiale."

CROISSANCE POTENTIELLE A 2%

Dans ce contexte, la France est toutefois dans une meilleure position relative, y compris par rapport à l'Allemagne, selon Gille Moec.

"Ce qui est systématiquement ignoré, c'est qu'au regard des dynamiques démographique et de productivité, la France et l'Allemagne partagent la même situation de référence en termes de croissance potentielle pour la décennie à venir, soit une croissance de 0,8% l'an, d'après nos estimations", relève-t-il.   Suite...

 
Les perspectives de réformes structurelles ouvertes par les programmes de plusieurs candidats à l'élection présidentielle de 2017 pourraient à l'avenir permettre à la France de mieux tirer son épingle du jeu que la plupart des autres pays au sein de la zone euro, estiment des économistes. /Photo prise le 29 décembre 2016/REUTERS/Pascal Rossignol