Kuroda défend sa politique de contrôle de la courbe de rendement

lundi 26 décembre 2016 10h14
 

par Leika Kihara

TOKYO (Reuters) - Le gouverneur de la Banque du Japon, Haruhiko Kuroda, a défendu lundi sa nouvelle politique de contrôle de la courbe de rendement, arguant qu'elle avait permis aux taux à long terme au Japon d'échapper à la hausse généralisée des rendements dans le monde et à l'économie de sortir de la stagnation.

Il a aussi balayé les critiques de certains économistes selon lesquelles l'objectif de 2% d'inflation était trop ambitieux pour un pays longtemps englué dans la déflation, notant que la BoJ ne pourrait conserver sa marge de manoeuvre pour protéger l'économie d'un éventuel choc qu'à condition d'accélérer le rythme de hausse des prix vers son objectif.

Dans un discours devant la fédération patronale Keidanren, Haruhiko Kuroda a présenté une vision optimiste de l'économie mondiale qui, selon lui, sort enfin du marasme, avec une reprise de l'activité industrielle et commerciale.

"L'économie mondiale semble enfin entrer dans une nouvelle phase et placer la crise financière mondiale et son héritage derrière elle, même si de nombreuses incertitudes demeurent sur l'avenir"', a-t-il dit.

La nouvelle politique monétaire visant à orienter les taux d'intérêt devrait contribuer à tirer le meilleur parti de ce redressement de l'économie mondiale, a-t-il expliqué.

Ces propos confirment la vision plus optimiste de la BoJ concernant l'évolution de l'économie japonaise, une position qui renforce le sentiment des marchés que la prochaine modification de sa politique pourrait prendre la forme d'une hausse, et non d'une baisse, de son objectif de taux.

N'ayant pas réussi à atteindre son objectif d'inflation malgré plus de trois années de création monétaire massive, la BoJ a décidé en septembre de changer de cap pour mettre l'accent sur les taux, avec un objectif à -0,1% pour les taux courts et autour de zéro pour les obligations d'Etat à 10 ans (JGB).

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Le gouverneur de la Banque du Japon, Haruhiko Kuroda (photo), a défendu lundi sa nouvelle politique de contrôle de la courbe de rendement, arguant qu'elle avait permis aux taux à long terme au Japon d'échapper à la hausse généralisée des rendements dans le monde et à l'économie de sortir de la stagnation. /Photo prise le 13 décembre 2016/REUTERS/Kim Kyung-Hoon