La BCE attendra les législatives allemandes

jeudi 22 décembre 2016 17h30
 

par Francesco Canepa et Balazs Koranyi

FRANCFORT (Reuters) - Après avoir décidé au début du mois de prolonger ses rachats d'actifs, la Banque centrale européenne (BCE) ne fera plus rien jusqu'en septembre, mois où se dérouleront les élections législatives en Allemagne, le pays le plus critique vis-à-vis de sa politique monétaire ultra-accommodante, ont déclaré des sources officielles à Reuters.

La BCE avait surpris les marchés financiers le 8 décembre en annonçant qu'elle réduirait ses achats d'obligations sur les marchés à partir d'avril, tout en se réservant le droit de les augmenter de nouveau en cas de besoin.

Mais aucune possibilité n'est écartée a priori; ainsi, la BCE interviendrait si la croissance ralentissait nettement ou si le risque politique, lié aux diverses élections de 2017 en Allemagne, en France, aux Pays-Bas et peut-être en Italie ou à un changement de cap économique aux Etats-Unis, déstabilisait les marchés, ont dit les sources.

"Mais si tout va bien, nous ne discuterons pas sérieusement de la prochaine décision de politique monétaire avant septembre", a observé l'une d'elles.

La BCE s'est abstenue de tout commentaire.

Si la BCE devait agir, elle songerait d'abord à remonter ses achats d'actifs mensuels, censés être ramenés à 60 milliards d'euros à partir d'avril, à leur montant actuel de 80 milliards d'euros.

Les modalités du programme pourraient elles aussi être modifiées par la BCE, conformément aux conditions débattues avant la réunion monétaire de décembre.

Elle pourrait par exemple assouplir la règle l'obligeant à plafonner ses rachats d'obligations en fonction de la quote part de chaque pays à son capital.   Suite...

 
Le siège de la Banque centrale européenne (BCE) à Francfort. Après avoir décidé au début du mois de prolonger ses rachats d'actifs, la BCE ne fera plus rien jusqu'en septembre, mois où se dérouleront les élections législatives en Allemagne, le pays le plus critique vis-à-vis de sa politique monétaire ultra-accommodante. /Photo d'archives/REUTERS/Kai Pfaffenbach