21 décembre 2016 / 16:06 / dans 9 mois

Les banques en appui des autorités pour soutenir Madrange

Un supermarché en France. Les banques travaillant avec le groupe agroalimentaire Financière Turenne Lafayette, maison-mère des marques William Saurin, Madrange ou encore Garbit, ont accepté de contribuer au financement pour maintenir l'activité du groupe. /Photo prise le 27 octobre 2016/REUTERS/Eric Gaillard

PARIS (Reuters) - Les banques travaillant avec le groupe agroalimentaire Financière Turenne Lafayette, maison-mère des marques William Saurin, Madrange ou encore Garbit, ont accepté de contribuer au financement pour maintenir l‘activité du groupe, a annoncé mercredi le secrétaire d‘Etat à l‘Industrie Christophe Sirugue.

Le groupe traverse une période difficile après avoir découvert que ses comptes avaient été truqués pendant plusieurs années.

Les banques ont accepté de rejoindre le gouvernement, ce qui se traduira par “une participation financière de l‘Etat de 12 millions d‘euros immédiatement et une participation des banques à hauteur de 56 millions d‘euros pour permettre à la fois bien sûr que les salaires soient versés (...) et en même temps que l‘activité perdure”, a déclaré Christophe Sirugue lors de la séance des questions au gouvernement à l‘Assemblée nationale.

Un accord a également été obtenu avec les fournisseurs, a-t-il précisé.

“La situation du groupe est aujourd‘hui stabilisée mais nous devons poursuivre le travail avec la nouvelle direction pour trouver un repreneur pour l‘ensemble des activités de ce groupe”, a-t-il indiqué en ajoutant que les organisations syndicales seraient reçues vendredi matin au ministère de l‘Agriculture.

Financière Turenne Lafayette s‘est progressivement étendu par des acquisitions successives et emploie plus de 3.000 personnes sur 21 sites. Le groupe affiche un chiffre d‘affaires annuel de près de 900 millions d‘euros.

Il est en particulier très présent dans la charcuterie et toutes marques confondues, il représente près d‘une tranche de jambon sur trois vendues en France.

La nouvelle direction - aux commandes depuis le début du mois, à la suite du décès le 30 novembre de Monique Piffaut, propriétaire et actionnaire unique du groupe - a découvert à la suite d‘un audit que les comptes du groupe étaient maquillés depuis des années.

L‘Etat s‘est rapidement impliqué, y compris financièrement, pour éviter que les difficultés consécutives à cette découverte ne débouchent sur une liquidation judiciaire.

Myriam Rivet, édité par Sophie Louet

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