Lloyds rachète les cartes de crédit MBNA pour 1,9 milliard de livres

mardi 20 décembre 2016 11h18
 

par Simon Jessop et Lawrence White

LONDRES (Reuters) - Lloyds Banking Group a annoncé mardi le rachat de la société de cartes de crédit britannique MBNA à Bank of America pour 1,9 milliard de livres (2,3 milliards d'euros) en numéraire, la banque britannique voulant ainsi réduire sa dépendance aux prêts immobiliers et doper ses bénéfices.

L'établissement, numéro un du crédit immobilier en Grande-Bretagne, se lance ainsi dans sa première acquisition de grande ampleur depuis la crise financière de 2007-2009, au cours de laquelle il avait dû être secouru par l'Etat britannique.

Le gouvernement avait alors injecté 20,5 milliards de livres (24,4 milliards d'euros) dans Lloyds, prenant un temps 43% du capital de la banque. La semaine dernière, Londres a encore cédé 1% de sa part pour revenir à moins de 7%.

Vers 10h05 GMT, l'action Lloyds progresse de 1,50% à 63,49 pence, faisant mieux que l'indice regroupant les valeurs bancaires européennes (+0,55%).

Le rachat de MBNA, qui devrait être finalisé au cours du premier semestre 2017, inclut 800 millions de livres de fonds propres et 240 millions de livres de provisions liées à la vente litigieuse de produits d'assurance, précise Lloyds dans un communiqué.

La banque britannique ajoute qu'elle financera l'opération via sa propre génération de trésorerie.

Aux yeux des analystes, Lloyds fait un bon usage de cette trésorerie mais l'opération n'est pas sans risques étant donné les perspectives économiques incertaines de la Grande-Bretagne après le vote du 23 juin en faveur d'une sortie de l'Union européenne.

"En gros, Lloyds va doubler son exposition aux cartes de crédit (...) avant un possible ralentissement (...) une fois que les termes d'une sortie de l'UE de la Grande-Bretagne auront été définis", estime Gary Greenwood, analyste chez Shore Capital.   Suite...

 
Lloyds Banking Group a annoncé mardi le rachat de la société de cartes de crédit britannique MBNA à Bank of America pour 1,9 milliard de livres (2,3 milliards d'euros) en numéraire, la banque britannique voulant ainsi réduire sa dépendance aux prêts immobiliers et doper ses bénéfices. /Photo d'archives/REUTERS/Andrew Winning