Vivendi/Mediaset: Un raid sans dérivé avec Natixis et BNP

vendredi 16 décembre 2016 17h56
 

par Gwénaëlle Barzic, Pamela Barbaglia et Mathieu Rosemain

PARIS/LONDRES (Reuters) - Vivendi a préparé un mois à l'avance son raid éclair sur Mediaset avec le concours des banques Natixis et BNP Paribas, ont rapporté vendredi deux sources au fait du dossier selon lesquelles le groupe n'a pas utilisé de dérivés pour l'opération de quelque 800 millions.

Lundi soir, le groupe piloté par Vincent Bolloré créait la surprise en annonçant son entrée au capital du groupe de médias italien et son intention de monter jusqu'à 20%.

Quarante-huit heures plus tard, l'objectif était atteint, faisant de Vivendi le deuxième actionnaire industriel de Mediaset derrière Fininvest, holding de la famille de l'ancien président du conseil italien Silvio Berlusconi.

L'opération, qui a étonné par sa rapidité et son ampleur, a fait l'objet d'une préparation minutieuse de la part de Vivendi, près d'un mois avant la publication du premier communiqué.

Le propriétaire de Canal+ et Universal Music Group a dans un premier temps mandaté mi-novembre la banque française BNP Paribas pour acquérir un peu moins de 3% du capital du groupe de médias italien sur les marchés.

Après avoir tout juste dépassé le seuil des 3%, Vivendi a rendu publique son entrée au capital de Mediaset et annoncé son intention de porter sa part jusqu'à 20%, faisant flamber le lendemain l'action de l'italien à la Bourse de Milan de plus de 30%.

Deuxième acte de l'offensive, Vivendi a ensuite mandaté le mardi l'intermédiaire Natixis pour grimper jusqu'à l'objectif affiché de 20%.

L'opération, a fait naître des spéculations sur le recours par Vivendi à des instruments financiers comme des contrats dérivés.   Suite...

 
Vivendi a préparé un mois à l'avance son raid éclair sur Mediaset avec le concours des banques Natixis et BNP Paribas. Lundi soir, le groupe piloté par Vincent Bolloré créait la surprise en annonçant son entrée au capital du groupe de médias italien et son intention de monter jusqu'à 20%. /Photo d'archives/REUTERS/Charles Platiau