Fort recul de Yahoo après l'annonce d'un piratage massif

jeudi 15 décembre 2016 19h05
 

(Reuters) - Le titre Yahoo recule fortement jeudi à la Bourse de New York, après l'annonce la veille d'un nouveau piratage massif de ses systèmes.

Le groupe, censé vendre le coeur de ses activités à l'opérateur Verizon Communications, a révélé mercredi que des données associées à plus d'un milliard de comptes de ses utilisateurs avaient été mis en péril en août 2013, ce qui en fait le plus important piratage informatique de l'histoire.

Il a précisé que ce nouvel incident était différent de celui dont elle avait fait état il y a trois mois et qui portait sur au moins 500 millions de comptes.

Verizon cherche maintenant à convaincre Yahoo de revoir les modalités de l'accord de rachat en intégrant l'impact économique de ces piratages, selon des sources proches du dossier.

Le géant des télécommunications a menacé de porter le dossier devant la justice si l'aspect financier de l'accord n'est pas revu, ont ajouté ces sources préférant rester anonymes.

L'opérateur avait déjà annoncé en octobre qu'il se réservait la possibilité de revoir ou de renoncer à son offre de 4,83 milliards de dollars (4,60 milliards d'euros).

Verizon n'a pas souhaité commenter cette information jeudi.

Vers 17h50 GMT, l'action Yahoo perd 4,74% à 38,97 dollars, tandis que le titre Verizon prend 0,77% à 52,03 dollars.

La dernière attaque révélée par Yahoo a suscité de sévères critiques de la part d'experts en sécurité, certains d'entre eux recommandant même aux internautes de fermer leurs comptes Yahoo.   Suite...

 
Le titre Yahoo recule fortement jeudi à la Bourse de New York, après l'annonce la veille d'un nouveau piratage massif de ses systèmes. Le groupe, censé vendre le coeur de ses activités à l'opérateur Verizon Communications, a révélé mercredi que des données associées à plus d'un milliard de comptes de ses utilisateurs avaient été mis en péril en août 2013, ce qui en fait le plus important piratage informatique de l'histoire. /Photo d'archives/REUTERS/Mike Blake