L'Opep voit un risque accru de surproduction en 2017

mercredi 14 décembre 2016 15h40
 

LONDRES/MOSCOU (Reuters) - L'Opep a souligné mercredi un risque accru de surproduction mondiale de pétrole l'année prochaine, à moins que les accords signés par ses membres et par les pays non-membres du cartel ne s'appliquent comme prévu à partir du 1er janvier.

L'Organisation des pays exportateurs de pétrole a produit 33,87 millions de barils par jour (bpj) en novembre, selon les chiffres collectés par des sources secondaires du cartel, soit 150.000 de plus qu'en octobre, indique le rapport mensuel du cartel.

Ces chiffres montrent que sa production a continué à augmenter, en dépit d'une offre mondiale déjà excédentaire.

L'organisation a décidé fin novembre de réduire sa production de 1,2 million de bpj à partir du 1er janvier. Samedi, 11 pays non-Opep, dont la Russie, se sont engagés à faire de même dans le cadre d'un accord avec les membres du cartel pétrolier. Ces pays réduiront leurs pompages de 560.000 bpj.

Les grandes compagnies pétrolières russes réduiront leurs pompages proportionnellement à leur part dans la production de la Russie, a précisé mercredi le ministre russe de l'Energie, Alexandre Novak.

Alexandre Novak, qui s'exprimait à la fin d'une réunion avec 12 groupes russes, a précisé qu'il y aurait "des discussions séparées" pour les entreprises étrangères travaillant en Russie, comme ExxonMobil.

Le ministre russe a maintenu sa prévision d'une production comprise entre 11,01 et 11,07 millions de bpj pour 2017.

L'Opep a pour sa part relevé sa prévision de croissance de la production des pays non-membres en 2017 à 300.000 bpj, contre 230.000 bpj dans sa précédente prévision.

Elle table sur une demande moyenne de 32,63 millions de bpj en 2017 et anticipe une surproduction de 1,24 million de bpj si elle maintient sa production en l'état.   Suite...

 
L'Opep a souligné mercredi un risque accru de surproduction mondiale de pétrole l'année prochaine, à moins que les accords signés par ses membres et par les pays non-membres du cartel ne s'appliquent comme prévu à partir du 1er janvier. /Photo d'archives/REUTERS/Essam Al-Sudani