Renault: Un accord pourrait être signé début 2017

mardi 13 décembre 2016 20h05
 

par Gilles Guillaume

PARIS (Reuters) - Renault a tenu mardi la neuvième et dernière séance de négociations sur son nouvel accord de compétitivité qui pourrait être signé début 2017 si une majorité de syndicats juge que les divergences sur les questions de flexibilité ont été aplanies.

Le groupe automobile négocie depuis septembre en France un accord couvrant la période 2017-2019 qui prendra la relève d'un plan précédent plus drastique passé par d'importantes réductions d'effectifs, une augmentation du temps de travail et un gel des salaires la première année.

"Nous ne sommes pas dans un accord de même nature qu'en 2013, où l'on essayait d'abord d'apporter des solutions au problème du chômage partiel", résume Mariette Rih, négociatrice pour Force ouvrière. "Cette fois, il s'agit de répondre à une nouvelle donne, avec des usines à l'activité très chargée."

Le groupe ne comptant pas accélérer sensiblement le rythme de ses recrutements - 3.600 prévus, contre 3.000 dans le plan précédent - et envisageant une forte baisse du recours à l'intérim, la flexibilité de l'organisation du travail pour répondre aux aléas de la demande a occupé une place centrale dans les discussions.

Elle a suscité aussi quelques blocages. La direction a renoncé en cours de discussions à imposer l'abandon du volontariat pour les samedis supplémentaires et la question des débordements autorisés sur l'horaire d'une journée de travail a animé les débats.

De deux heures initialement prévues, payées en heures supplémentaires, on est passé à une heure dans la version finale avec en encadrement plus strict de huit séances maximum par personne et par mois.

Renault veut augmenter de 40%, sur la durée de l'accord, la performance de ses usines pour lesquelles il vise une production de 90 véhicules par an et par personne fin 2019, contre 64 en moyenne actuellement.

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Renault a tenu mardi la neuvième et dernière séance de négociations sur son nouvel accord de compétitivité qui pourrait être signé début 2017 si une majorité de syndicats juge que les divergences sur les questions de flexibilité ont été aplanies. /Photo d'archives/REUTERS/Christian Hartmann