Twenty-First Century Fox offre $14 milliards pour détenir Sky à 100%

vendredi 9 décembre 2016 23h16
 

par Jessica Toonkel, Kate Holton et Pamela Barbaglia

(Reuters) - Twenty-First Century Fox, vaisseau amiral de l'empire de Rupert Murdoch, a conclu un accord provisoire sur le rachat des parts du capital du britannique Sky qu'il ne possède pas encore pour environ 14 milliards de dollars (13,3 milliards d'euros), cinq ans après une première tentative avortée.

La nouvelle offre, approuvée par les administrateurs indépendants de Sky, permettrait en cas de succès de renforcer la position de James Murdoch, fils du magnat âgé de 85 ans, qui est déjà directeur général de Fox et président du conseil d'administration de Sky.

Fox, qui détient pour l'instant 39,1% du capital de Sky, a vu une double opportunité dans la baisse de la livre sterling (elle a perdu environ 14% face au dollar en moins de six mois) et la chute du cours de Bourse de Sky, explique-t-on de plusieurs sources proches du dossier.

Monter à 100% permettrait à Fox, qui possède de multiples chaînes dont Fox News, de contrôler totalement un réseau de télévision payante regroupant 22 millions de foyers en Grande-Bretagne, en Irlande, en Allemagne, en Autriche et en Italie.

Il s'agirait du dernier épisode en date de la phase de concentration que traverse actuellement le secteur des médias, marquée ces derniers mois par l'annonce du rachat de Time Warner par l'opérateur de télécommunications AT&T pour 85,4 milliards de dollars.

"Fox a toujours considéré que sa participation de 39% dans Sky ne représentait pas une situation logique et cela fait longtemps qu'il essaie d'en prendre le contrôle", a dit une personne proche de l'opération.

"Le moment était idéal. Avec la faiblesse de la livre (et du cours de Bourse), Sky est 40% moins cher et le gouvernement est favorable à pratiquement n'importe quel investissement en Grande-Bretagne."

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Le groupe de télévision payante britannique Sky a annoncé vendredi que Twenty-First Century Fox, son principal actionnaire, avait formulé une offre de 14,1 milliards de dollars (13,4 milliards d'euros) pour acquérir la part de capital qui n'est pas encore sa propriété. /Photo d'archives/REUTERS/Brendan McDermid