December 7, 2016 / 12:51 PM / 7 months ago

Les Bourses européennes restent en nette hausse à mi-séance

4 MINUTES DE LECTURE

Les Bourses européennes restent orientées en nette hausse mercredi à mi-séance, Le CAC 40 prend 0,85% à 4.671,47 points vers 12h00 GMT, à ses pics de l'année. Le Dax gagne 1,48%, ayant touché en séance son plus haut niveau depuis exactement un an, et le FTSE avance de 1,63%. /Photo d'archives/Ralph Orlowski

PARIS/LONDRES (Reuters) - Les Bourses européennes restent orientées en nette hausse mercredi à mi-séance, un mouvement mené par les valeurs cycliques et notamment les banques, à la veille de la réunion de politique monétaire de la Banque centrale européenne.

Le secteur bancaire est dopé par Credit suisse qui a annoncé de nouvelles réductions de coûts, ainsi que par le secteur bancaire italien, en passe d'afficher sa meilleure performance en deux jours depuis 2012, malgré la victoire du "non" au référendum sur une réforme de la constitution de dimanche.

À Paris, le CAC 40 prend 0,85% à 4.671,47 points vers 12h00 GMT, à ses pics de l'année. À Francfort, le Dax gagne 1,48%, ayant touché en séance son plus haut niveau depuis exactement un an, et à Londres, le FTSE avance de 1,63%.

L'indice paneuropéen FTSEurofirst 300 s'adjuge 0,77 %, l'EuroStoxx 50 de la zone euro 1,0% et le Stoxx 600 0,73%.

Les futures sur indices signalent une ouverture de Wall Street sur une note stable après un record de clôture touché la veille par le Dow Jones.

La Bourse de Milan gagne 1,1%, avec un gain de 3,5% de ses banques, dans un climat de confiance sur la capacité du secteur à mener à bien ses projets d'assainissement, malgré la victoire du "non" au référendum constitutionnel de dimanche. Les traders parient aussi que le président de la BCE Mario Draghi fera tout pour éviter des tensions trop fortes sur les marchés. L'indice bancaire italien a repris de près de 12% depuis la clôture de lundi.

Les rendements des obligations italiennes sont à des plus bas de près de trois semaines à la suite d'informations selon lesquelles Rome se prépare à renflouer Monte dei Paschi, qui reprend encore 8,9%.

Des sources ont indiqué à Reuters que l'Etat italien s'apprétait à prendre le contrôle de la banque toscane pour deux milliards d'euros et La Stampa rapporte que Rome va demander au Mécanisme européen de stabilité un prêt de 15 milliards d'euros pour Monte dei Paschi et d'autres banques.

Toutefois, le MES et le Trésor italien démentent discuter d'un prêt aux banques de la péninsule.

Matteo Renzi devrait quitter ses fonctions de président du Conseil vendredi, a-t-on appris de source parlementaire, tandis que le président Sergio Matterella s'efforce d'éviter à l'Italie une crise politique majeure.

Sur l'ensemble de l'Europe, les indices bancaire et des ressources de base sont en tête des hausses, avec le secteur automobile, suivis par l'ensemble des valeurs cycliques.

Credit suisse, qui a perdu près d'un tiers de sa valeur depuis le début de l'année, s'adjuge 7%, dans le peloton de tête de l'EuroFirst 300, les investisseurs saluant l'annonce de nouvelles réductions de coûts.

En revanche, le secteur des médias accuse la plus forte baisse en Europe avec une perte de 1,1%, plombé, comme à Wall Street mardi, par une information du Wall Street Journal selon laquelle le département américain de la Justice mène une enquête pour manipulation présumée d'appels d'offres dans le secteur publicitaire. Publicis recule de 2,1%, plus forte baisse du CAC 40, et WPP de 2,6%, deuxième plus net repli de l'EuroFirst 300.

A Amsterdam, PostNL chute de 11,6%. Le groupe a annoncé qu'il rejetait l'offre définitive de 2,54 milliards d'euros de l'opérateur postal belge bpost, expliquant que le monde politique néerlandais s'oppose à une opération susceptible en outre de grever les résultats.

Aux devises, l'euro reste autour de 1,0720 dollar et l'indice du dollar face à un panier de devises de référence est quasiment inchangé en attendant la réunion de la BCE.

Les cours du pétrole se reprennent un peu après un accès de faiblesse depuis mardi dans la crainte que l'accord de réduction de la production de l'Opep, avec la Russie, ne suffise pas à résorber les excédents qui pèsent sur les cours.

Atul Prakash, Juliette Rouillon pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat

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