Monte dei Paschi encore plus sur la corde raide après la défaite de Renzi

lundi 5 décembre 2016 12h57
 

par Silvia Aloisi

MILAN (Reuters) - Le cinglant revers subi par le président du Conseil Matteo Renzi à l'occasion du référendum constitutionnel de dimanche en Italie risque de remettre en cause un plan de renflouement de Banca Monte dei Paschi di Siena, la troisième banque du pays.

Ployant sous une montagne de créances douteuses, la banque toscane doit lever cinq milliards d'euros d'ici la fin du mois si elle veut éviter la liquidation mais la démission annoncée de Matteo Renzi fait planer le risque d'élections anticipées.

Monte dei Paschi, plus mauvaise note des tests de résistance européens pratiqués l'été dernier, comptait s'assurer l'engagement ferme d'un ou plusieurs investisseurs stables et procéder à une augmentation de capital dès mercredi ou jeudi.

Des banques d'investissement doivent se rencontrer autour de midi pour décider si elles apporteront leur appui à une augmentation de capital. Elles peuvent, conformément à un arrangement passé avant la souscription, y renoncer en cas de conditions de marché défavorables.

Le conseil d'administration de la banque doit lui se réunir mardi.

Les marchés boursier et obligataire italiens ont sensiblement baissé lundi en ouverture, les investisseurs redoutant qu'une instabilité de la troisième puissance économique de la zone euro ne soit synonyme d'une nouvelle crise financière, une calamité de plus pour un secteur bancaire italien très fragile.

Les actions avaient cependant souvent réduit leurs pertes à la mi-journée. Monte dei Paschi, qui avait perdu jusqu'à 10%, ne cédait plus que 2%. Intesa Sanpaolo reculait de 1,3% après un rétrogradage de 5% environ, tandis qu'UniCredit laissait encore 4,8%, après avoir lâché jusqu'à 6%.

Cependant, les banques italiennes figuraient toujours parmi les plus grosses pertes des trois indices boursiers européens Stoxx 600, FTSEurofirst 300 et EuroStoxx 50.   Suite...

 
Le cinglant revers subi par le président du Conseil Matteo Renzi à l'occasion du référendum constitutionnel de dimanche en Italie risque de remettre en cause un plan de renflouement de Banca Monte dei Paschi di Siena, la troisième banque du pays. /Photo d'archives/REUTERS/Max Rossi