December 2, 2016 / 12:42 PM / 8 months ago

Le Bourses européennes accentuent leurs pertes à mi-séance

4 MINUTES DE LECTURE

Les Bourses européennes ont accentué leurs pertes vendredi à mi-séance. Vers 12h00 GMT, le CAC 40 perd 1,44%, le Dax recule de 1,08% et le FTSE cède 1,06%. /Photo d'archives/Charles Platiau

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes ont accentué leurs pertes vendredi à mi-séance, à leurs plus bas niveaux depuis plus de trois semaines, dans un climat de prudence avant le référendum constitutionnel en Italie qui risque d'ouvrir une période d'instabilité politique et d'interrompre l'assainissement des banques du pays.

Les derniers sondages publiés la semaine dernière, avant une période de "black-out", prédisaient une confortable victoire du "non". Mais selon certaines enquêtes parues dans la presse, le "oui" réduit l'écart.

À Paris, l'indice CAC 40 perd 1,44% à 4.494,46 points vers 12h00 GMT. À Francfort, le Dax recule de 1,08% et à Londres, le FTSE cède 1,06%. L'indice paneuropéen FTSEurofirst 300 abandonne 1,04%, l'EuroStoxx 50 de la zone euro 1,34% et le Stoxx 600 1,17%.

Les futures sur indices signalent une ouverture de Wall Street en repli de 0,2% à 0,5% en attendant le rapport sur l'emploi en novembre aux Etats-Unis, prévu à 13h30 GMT. Les économistes interrogés par Reuters prévoient en moyenne 175.000 créations de postes le mois dernier après les 161.000 annoncées pour octobre, avec un taux de chômage stable à 4,9%.

De bons indicateurs économiques américains, notamment sur l'activité manufacturière et les dépenses de construction publiés jeudi, ainsi que le plan massif de relance de la croissance de Donald Trump et enfin l'accord de l'Opep qui pourrait soutenir durablement les cours du pétrole renforcent les anticipations de relèvement des taux par la Réserve fédérale ce mois-ci et au-delà.

Les marchés estiment à 91% la probabilité que le Fed décide d'une hausse de taux lors de sa prochaine réunion des 13 et 14 décembre.

Depuis l'élection présidentielle américaine, les Bourses européennes ont sous-performé Wall Street, qui a atteint des records dans l'espoir que le programme économique de Donald Trump relance la croissance et l'inflation.

Certains investisseurs s'attendent à ce que cette tendance se poursuive, d'autant que l'Europe doit faire face à une série de scrutins dans les 12 mois à venir et qui commence dimanche, avec le référendum sur la réforme de la constitution en Italie et l'élection présidentielle en Autriche.

"De nombreux intervenants pensent que les traders vont continuer à privilégier les actions américaines plutôt que les européennes", écrit Marcus Huber, trader chez City of London Markets, dans une note à ses clients.

Sur le plan sectoriel, l'indice des ressources de base (-2,77%) accuse la plus forte baisse en Europe, affaibli par une poursuite des prises de bénéfices sur le cuivre. L'indice de l'énergie (-1,2%), qui suit la retombée du brut, et les banques (-1,5%), tirent aussi vers le bas.

Le secteur technologique (-1,78%) est affaibli par Aixtron qui perd 5,44% à la suite d'informations selon lesquelles Barack Obama est près de bloquer son rachat par le chinois FGC.

Dialog Semiconductor recule de 4,32%, dans le sillage de ses concurrents américains et asiatiques, les traders ayant évoqué un article de Digitimes, citant des fournisseurs taïwanais, selon lequel Apple réduit ses commandes pour son iPhone 7.

Le secteur immobilier surperforme, notamment Klépierre qui s'adjuge 1,4%, plus forte hausse du CAC 40, alors que Kepler Cheuvreux et Barclays sont passés à l'achat sur le titre.

Sur le marché des changes, le dollar marque aussi une pause, après avoir atteint un plus haut de neuf ans et demi face au yen, avant le rapport sur l'emploi américain qui pourrait diriger la tendance des prochaines séances.

La billet vert s'apprête à afficher sa première baisse hebdomadaire en quatre semaines face à l'euro et à un panier de devises.

Sur le front du pétrole, le Brent perd 1,5% après avoir atteint un pic de 16 mois jeudi, l'optimisme après l'accord de réduction de la production de l'Opep et de la Russie ayant cédé la place aux interrogations sur sa mise en place. Les analystes n'écartent pas l'éventualité que certains membres de l'Opep ne respectent pas les quotas qui leur ont été assignés.

Avec Danilo Masoni, Juliette Rouillon pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat

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