L'Opep s'accorde enfin pour réduire sa production

mercredi 30 novembre 2016 19h44
 

par Rania El Gamal, Alex Lawler et Ahmad Ghaddar

VIENNE (Reuters) - L'Opep a conclu mercredi le premier accord de réduction de sa production depuis 2008, un compromis qui aura nécessité des mois de pourparlers et au final un effort particulier de l'Arabie saoudite ainsi que des concessions à l'Iran pour tenter de faire remonter les cours.

La Russie, qui ne fait pas partie du cartel, participera elle aussi à la réduction de l'offre excédentaire mondiale, du jamais vu depuis 15 ans.

L'effet sur le prix du baril a été spectaculaire et vers 18h30 GMT, le Brent s'échangeait à 50,23 dollars, en hausse de 8,30%, tandis que le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) s'adjugeait 9% à 49,28 dollars.

"L'Opep a prouvé aux sceptiques qu'elle n'était pas morte. Sa décision va accélérer le rééquilibrage du marché et la résorption de l'excédent pétrolier global", a commenté Amrita Sen, du cabinet de conseil Energy Aspects.

Le ministre saoudien de l'Energie, Khalid al Falih, a déclaré avant la réunion que le royaume était prêt à accepter "une coupe franche" dans sa production afin de conclure un compromis.

"Je crois que c'est un bon jour pour les marchés pétroliers, un bon jour pour le secteur et (...) cela devrait être un bon jour pour l'économie mondiale. Je crois que cela donnera un coup de fouet à la croissance économique mondiale", a-t-il dit à la presse après la décision.

L'Opep produit un tiers du pétrole mondial, soit environ 33,6 millions de barils par jour (bpj) actuellement, un volume qui devrait donc être réduit de 1,2 million de bpj à partir de janvier.

Principal contributeur à l'effort collectif, le royaume saoudien devrait réduire ses pompages d'un peu moins de 500.000 bpj pour les ramener à 10,06 millions. Ses alliés du Golfe (Emirats arabes unis, Koweït et Qatar) réduiraient les leurs de 300.000 bpj.   Suite...

 
L'Opep a conclu mercredi le premier accord de réduction de sa production depuis 2008, un compromis qui aura nécessité des mois de pourparlers et au final un effort particulier de l'Arabie saoudite ainsi que des concessions à l'Iran pour tenter de faire remonter les cours. /Photo prise le 29 novembre 2016/REUTERS/Heinz-Peter Bader