Athènes privilégie la compétitivité sur le solde budgétaire

lundi 28 novembre 2016 19h11
 

par George Georgiopoulos et Francesco Guarascio

ATHENES (Reuters) - Abaisser l'objectif d'excédent budgétaire primaire après 2018 permettrait à la Grèce de réduire les impôts et de gagner en compétitivité, a déclaré lundi le ministre grec des Finances, qui exhorte par ailleurs les créanciers de son pays à conclure rapidement son examen et à alléger sa dette.

Euclide Tsakalotos estime que l'objectif d'excédent primaire (c'est-à-dire hors service de la dette) pourrait être ramené à 2,5% du PIB au-delà de 2018, alors qu'il est actuellement de 3,5%, une proposition qui n'a pas l'aval des créanciers européens.

"Certains pays disent que le principal problème de la Grèce n'est pas la dette mais la compétitivité", a-t-il dit lundi lors d'une conférence à Athènes, renvoyant à des propos tenus la semaine dernière par son homologue allemand Wolfgang Schäuble.

"Si tel est le cas, je ne vois rien de mieux que de réduire ses excédents", a-t-il ajouté.

"Voici ce que je propose: ramenons l'objectif d'excédent budgétaire primaire de 3,5% à 2,5%; le gouvernement grec s'engagera à affecter la différence d'un point à des allègements fiscaux pour les PME (...) afin de stimuler la compétitivité".

S'exprimant lors de la même conférence, Benoit Coeuré, membre du directoire de la Banque centrale européenne (BCE), a dit qu'Athènes devait s'en tenir aux conditions de son programme d'aide pour réussir son examen de santé.

Bien qu'il ait promis d'en finir avec l'austérité, le Premier ministre Alexis Tsipras a signé en juillet 2015 un troisième programme d'aide international, synonyme de rigueur. Il a été par la suite réélu grâce à ses promesses de préserver les retraites, les salaires et la code du travail.

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Abaisser l'objectif d'excédent budgétaire primaire après 2018 permettrait à la Grèce de réduire les impôts et de gagner en compétitivité, a déclaré lundi, Euclide Tsakalotos (photo), le ministre grec des Finances, qui exhorte par ailleurs les créanciers de son pays à conclure rapidement son examen et à alléger sa dette. /Photo d'archives/REUTERS/Alkis Konstantinidis