Innate Pharma a les moyens de son indépendance, reste ouverte

vendredi 25 novembre 2016 18h13
 

par Noëlle Mennella et Matthias Blamont

PARIS (Reuters) - Innate Pharma dispose des moyens nécessaires pour financer ses études cliniques sur le traitement des cancers par immunothérapie et pour rester ainsi indépendante, a déclaré à Reuters Hervé Brailly, président du directoire et directeur général de la société de biotechnologie.

Hervé Brailly a cofondé en 1999 cette entreprise qui conçoit et développe des anticorps thérapeutiques stimulant le système immunitaire afin qu'ils éliminent les cellules tumorales.

Le marché du traitement des cancers par immunothérapie, dominé par les grands groupes américains Bristol-Myers Squibb (BMS), Merck, suisse Roche et britannique AstraZeneca, est estimé à quelque 33 milliards de dollars en 2022 par des analystes.

Pour y prendre place, Innate a conclu un accord de licence avec BMS concernant l'anticorps lirilumab qui, en combinaison avec le nivolumab de la société américaine, vient de livrer à la mi-novembre des résultats de phase I/II positifs dans le cancer de la tête et du cou, applaudit en Bourse.

Le lirilumab est également testé dans d'autres indications, notamment le cancer du poumon et la leucémie aiguë myélome, BMS prenant en charge la totalité du développement et versant à Innate Pharma des royalties.

Depuis début novembre, la progression du titre est spectaculaire, avec un gain de près de 34% qui a porté sa capital boursière à environ 775 millions d'euros. Il ne gagne toutefois que 5% depuis début janvier.

Selon les données Thomson Reuters, les analystes suivant la valeur sont en moyenne à "achat fort" avec un objectif de cours moyen de 20,77 euros (contre 14,26 euros en fin de séance vendredi).

La société marseillaise a également signé un accord de co-développement et de co-promotion avec AstraZeneca portant sur la combinaison de son anticorps monalizumab avec le durvalumad du laboratoire anglo-suédois pour traiter des tumeurs solides.   Suite...

 
Innate Pharma dispose des moyens nécessaires pour financer ses études cliniques sur le traitement des cancers par immunothérapie et pour rester ainsi indépendante. /Photo d'archives/REUTERS/Stefan Wermuth