Theresa May s'efforce de rassurer le patronat sur le Brexit

lundi 21 novembre 2016 15h19
 

LONDRES (Reuters) - La Première ministre britannique a promis lundi de dissiper les craintes du patronat, qui redoute de se trouver "au bord du gouffre" lorsque la Grande-Bretagne quittera effectivement l'Union européenne.

Theresa May, qui s'exprimait devant l'organisation patronale CBI, a notamment laissé entendre qu'elle n'était pas hostile à un accord de transition qui laisserait le temps à Londres de définir le cadre de ses relations économiques avec l'UE à l'issue de la procédure de divorce.

Elle s'est également efforcée de rassurer les investisseurs au sujet de son projet visant à faire entrer les salariés dans les conseils d'administration et de sa promesse de lutter contre les excès en matière de rémunérations.

"S'il est important que les salariés et les consommateurs aient voix au chapitre, je peux vous garantir qu'il n'est pas question de mandater des conseils de salariés ni de nommer des salariés ou des représentants syndicaux dans les conseils d'administration", a-t-elle promis.

Theresa May n'a en revanche toujours pas dit ce qu'elle attend des négociations avec Bruxelles, qui débuteront lorsqu'elle aura invoqué - en principe d'ici fin mars - l'article 50 du traité de Lisbonne ouvrant la voie à la rupture.

Les chefs d'entreprise doivent comprendre mieux que personne que rien ne doit nuire à la recherche du "meilleur" compromis, a-t-elle fait valoir pour justifier son refus d'entrer dans les détails.

Interrogée sur l'accord de transition souhaité par le patronat, la Première ministre a dit vouloir obtenir "le meilleur arrangement pour le Royaume-Uni et pour ses entreprises".

"J'ai conscience que des questions vont devoir être étudiées (...), que les gens ne veulent pas se retrouver au bord du gouffre. Ils veulent savoir comment les choses vont évoluer. C'est le travail qui sera accompli dans le cadre des négociations", a-t-elle expliqué, répondant à Paul Drechsler, président de la CBI.

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La Première ministre britannique a promis lundi de dissiper les craintes du patronat, qui redoute de se trouver "au bord du gouffre" lorsque la Grande-Bretagne quittera effectivement l'Union européenne. /Photo d'archives/REUTERS/Dylan Martinez