EasyJet regarde ailleurs en Europe après la chute de ses profits

mardi 15 novembre 2016 13h24
 

par Victoria Bryan

LONDRES (Reuters) - La compagnie aérienne britannique easyJet a annoncé mardi qu'elle demanderait une nouvelle licence pour continuer à opérer au sein de l'Union européenne (UE) après le vote de la Grande-Bretagne en faveur d'une sortie de l'Union, après une année difficile qui a vu la baisse de la livre sterling et les craintes d'attentats impacter lourdement ses bénéfices.

Le numéro deux européen du secteur derrière Ryanair est parmi les compagnies aériennes les plus touchées par le Brexit car environ 30% de ses vols sont effectués au sein d'autres Etats membres de l'UE que la Grande-Bretagne.

Pour protéger ses droits, le groupe entend solliciter un certificat de transporteur aérien (CTA ou AOC en anglais) dans un autre pays de l'UE, une autorisation qui lui permettra de poursuivre ses opérations au sein dans l'UE même si la Grande-Bretagne venait à en sortir effectivement.

EasyJet a dit être sur le point de choisir le pays européen dans lequel il demanderait formellement son CTA, probablement au début de l'an prochain. L'obtention de ce certificat et les coûts liés à l'enregistrement de nouveaux avions entraînera une charge d'environ 10 millions de livres (11,5 millions d'euros) qui sera répartie sur l'exercice en cours et le suivant.

"Nous sommes persuadés qu'il y aura un accord entre le Royaume-Uni et l'UE, mais nous ne pouvons pas être certains qu'il sera conforme à nos conditions actuelles, c'est pourquoi nous devons créer une entité opérationnelle au sein de l'UE", a déclaré la directrice générale d'easyJet, Carolyn McCall.

Elle a toutefois assuré que le siège social d'easyJet resterait à Luton, en Grande-Bretagne, où le groupe exploite 140 avions et emploie 6.500 personnes. Une centaine d'avions et 3.300 membres d'équipages sont basés dans d'autres pays de l'UE.

Les concurrents d'easyJet ne sont pas dans la même situation que le transporteur britannique à bas prix. International Consolidated Airlines Group (IAG), la maison mère de British Airways, a déjà plusieurs CTA pour opérer dans l'UE, grâce notamment à ses autres compagnies Iberia, Vueling et Aer Lingus. L'irlandaise Ryanair, de son côté, cherche toujours à déterminer si un certificat est nécessaire en cas de Brexit.

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La compagnie aérienne britannique easyJet a annoncé mardi qu'elle demanderait une nouvelle licence pour continuer à opérer au sein de l'Union européenne (UE) après le vote de la Grande-Bretagne en faveur d'une sortie de l'Union et après une année difficile. /Photo d'archives/REUTERS/Eric Gaillard