La Commission européenne voit le déficit public sous 3% en 2017

mercredi 9 novembre 2016 13h32
 

par Jan Strupczewski

BRUXELLES (Reuters) - La Commission européenne attend toujours 1,3% de croissance pour l'économie française en 2016 mais a revu en baisse sa prévision pour 2017 à 1,4%, ce qui n'empêchera pas le taux de chômage de passer sous 10% l'an prochain.

Dans leurs prévisions d'automne publiées mercredi, les économistes de la Commission anticipent aussi un déficit public de la France qui tomberait à 2,9% en 2017, passant ainsi sous la barre de 3,0% comme Paris s'y est engagé.

Il remonterait à 3,1% en 2018 mais les prévisions de la Commission en la matière se font toujours à politique inchangée, sans tenir compte des mesures de correction insuffisamment spécifiées ou pas encore votées.

Pour 2016, la prévision de déficit est toujours calée à 3,3% du PIB.

S'agissant de la croissance, la Commission européenne est en ligne avec les prévisions du FMI et de l'OCDE pour 2016 alors que le gouvernement, qui s'est longtemps accroché à son objectif de 1,5%, vient de reconnaître qu'elle se situerait "entre 1,3% et 1,5%" après les chiffres décevants du PIB aux deuxième et troisième trimestres.

Même en ramenant sa prévision 2017 à 1,4%, contre 1,7% auparavant, elle est un peu plus optimiste que le FMI comme l'OCDE, qui voient une croissance française limitée à 1,3% l'an prochain. Pour sa première prévision sur 2018, l'exécutif européen retient 1,7% pour la France.

Le ministre français des Finances Michel Sapin s'est félicité que ces prévisions "confirment que le déficit sera bien ramené sous 3% l’an prochain, pour la première fois depuis 2007".

"L’effort d’assainissement des finances publiques réalisé sur le quinquennat permettra ainsi à la France de sortir de la procédure pour déficit excessif, à laquelle elle est soumise depuis 2009", a-t-il dit dans un communiqué.   Suite...

 
Les économistes de la Commission anticipent un déficit public de la France qui tomberait à 2,9% en 2017, passant ainsi sous la barre de 3,0% comme Paris s'y est engagé. /Photo d'archives/REUTERS/Charles Platiau