7 novembre 2016 / 12:24 / dans un an

Les Bourses européennes en forte hausse à mi-séance

Les Bourses européennes affichent leurs plus fortes hausses depuis plusieurs semaines lundi à mi-séance. Vers 12h00 GMT, le CAC 40 gagne 1,74%, le Dax prend 1,64% et le FTSE avance de 1,48%. /Photo d'archives/REUTERS/Lisi Niesner

PARIS/LONDRES (Reuters) - Les Bourses européennes et le dollar affichent leurs plus fortes hausses depuis plusieurs semaines lundi à mi-séance, au lendemain de l‘annonce par le FBI de la confirmation de sa précédente recommandation de ne pas engager de poursuites contre Hillary Clinton dans l‘affaire des courriels.

Cette annonce du FBI a retiré une épine du pied de la candidate démocrate, tout juste deux jours avant l‘élection présidentielle du 8 novembre, et place Wall Street en bonne posture pour interrompre une séquence de neuf séances consécutives de baisse, une série qui est inédite depuis près de 36 ans.

À Paris, l‘indice CAC 40 gagne 1,74% à 4.353,54 points vers 12h00 GMT. À Francfort, le Dax prend 1,64% et à Londres, le FTSE avance de 1,48%. L‘indice paneuropéen FTSEurofirst 300 s‘adjuge 1,41%, l‘EuroStoxx 50 de la zone euro 1,69% et le Stoxx 600 1,29%.

Les futures sur indices new-yorkais signalent une ouverture de Wall Street en hausse de 1,3% à 1,55%. L‘indice VIX de volatilité sur les marchés américains, qui mesure le degré d‘anxiété des investisseurs, est retombé de plus de 13% après avoir bondi de plus de 70% en dix séances.

Les marchés européens avaient perdu plus de 3,5% la semaine dernière, affectés comme le reste des places financières par le regain d‘incertitude quant à l‘issue du scrutin américain à la suite de l‘annonce inattendue, vendredi 28 octobre, de la réouverture de l‘enquête du FBI sur les courriels de Clinton.

Mais dès dimanche, le FBI a réaffirmé que Clinton ne devait pas être poursuivie pour avoir utilisé sa messagerie privée quand elle était Secrétaire d‘Etat, une bonne nouvelle pour la candidate démocrate.

“Les marchés parient sur une victoire de Clinton”, souligne Kathleen Brooks, responsable de la recherche chez City Index.

“Si elle l‘emporte, nous pourrions assister à une poursuite du rebond des actifs à risque tels que les actions et le peso mexicain. Il pourrait y avoir un nouveau courant de ventes sur l‘or et les obligations du Trésor américain, qui ferait grimper les rendements, et qui serait également favorable au dollar.”

En Europe, tous les secteurs sont dans le vert, financières et cycliques en tête. L‘indice des bancaires gagne 2,4%, tiré notamment par HSBC qui bondit de 4,86%. La banque britannique a nettement amélioré son ratio de fonds propres dur, à 13,9% à la fin du troisième trimestre, un bon point pour ce qui concerne de futurs dividendes.

Ryanair s‘adjuge 5,6%, plus forte hausse de l‘EuroFirst 300, après avoir relevé sa prévision de croissance à long terme de 10%.

Ferrari prend 5,2% après que le groupe italien a relevé ses objectifs annuels, à la suite d‘un résultat brut d‘exploitation trimestriel (Ebitda) meilleur que prévu et en hausse de 10%.

Renault (+2,65%) surperforme son indice sectoriel à la suite de la publication par son partenaire Nissan d‘un bénéfice d‘exploitation trimestriel meilleur que prévu, malgré un yen fort sur la période.

LafargeHolcim s‘adjuge encore 3,4%, parmi les plus fortes hausses en Europe, la Banque cantonale de Zurich ayant relevé sa recommandation sur la valeur après la publication des résultats du cimentier vendredi.

Les valeurs refuge comme l‘or, le franc suisse et les obligations souveraines - qui avaient le vent en poupe depuis la réouverture de l‘enquête du FBI sur les courriels de Clinton et la contraction de son avance dans les sondages au profit du républicain Donald Trump - se sont retournées à la baisse.

Sur le marché des changes, outre le dollar qui reprend 1,2% face au yen et 0,7% face à l‘euro, le grand gagnant des dernières péripéties de la présidentielle américaine est le peso mexicain (+1,6%), devise la plus sensible aux spéculations en raison de l‘enjeu du scrutin pour le Mexique.

Sur le front du pétrole, le Brent et le brut léger américain regagnent du terrain à la suite d‘une déclaration du secrétaire général de l‘Opep réaffirmant la volonté du cartel de réduire sa production.

Juliette Rouillon pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat

0 : 0
  • narrow-browser-and-phone
  • medium-browser-and-portrait-tablet
  • landscape-tablet
  • medium-wide-browser
  • wide-browser-and-larger
  • medium-browser-and-landscape-tablet
  • medium-wide-browser-and-larger
  • above-phone
  • portrait-tablet-and-above
  • above-portrait-tablet
  • landscape-tablet-and-above
  • landscape-tablet-and-medium-wide-browser
  • portrait-tablet-and-below
  • landscape-tablet-and-below