Hillary Clinton, adversaire préférée de Wall Street

lundi 7 novembre 2016 11h59
 

par Amanda Becker

WASHINGTON (Reuters) - Hillary Clinton a entamé sa campagne présidentielle en promettant de tout mettre en oeuvre pour limiter le pouvoir de Wall Street.

Poussée par l'aile gauche du Parti démocrate incarnée par les sénateurs Bernie Sanders et Elizabeth Warren, l'ancienne secrétaire d'Etat a regretté que "les dés soient toujours pipés en faveur des plus puissants" et promis de durcir la réglementation financière.

Pourtant, Wall Street paraît peu perturbée par la perspective d'une présidence Clinton. Le secteur bancaire finance très largement la campagne de l'ancienne secrétaire d'Etat et en privé, les banquiers disent apprécier son pragmatisme, persuadés qu'elle maintiendra le régime réglementaire mis en place par la loi Dodd-Frank en 2010.

"Je ne crois pas que Clinton se réveille en pensant à Wall Street", ironise un lobbyiste.

Quelques indices disséminés pendant la campagne par la candidate démocrate semblent donner raison aux banquiers.

Pressée par l'aile progressiste de ressortir des cartons la loi Glass-Steagall, qui imposerait une séparation entre banques de détail et banques d'investissement, Clinton a fini par rejeter l'hypothèse.

Elle a également réfléchi à une taxe sur les transactions financières mais finalement opté pour un projet plus restrictif visant à taxer uniquement les ordres des traders haute fréquence ayant été annulés.

En fin de compte, ce que les banquiers préfèrent chez Hillary Clinton, c'est qu'elle n'est pas Donald Trump.   Suite...

 
Hillary Clinton a entamé sa campagne présidentielle en promettant de tout mettre en oeuvre pour limiter le pouvoir de Wall Street. Pourtant, Wall Street paraît peu perturbée par la perspective d'une présidence Clinton, le secteur bancaire finançant très largement la campagne de l'ancienne secrétaire d'Etat. /Photo prise le 6 novembre 2016/REUTERS/Brian Snyder