Richemont restructure sa direction, rassure sur ses ventes

vendredi 4 novembre 2016 14h11
 

par Astrid Wendlandt et Brenna Hughes Neghaiwi

PARIS/ZURICH (Reuters) - Le groupe de luxe suisse Richemont a annoncé vendredi une refonte de sa gouvernance et fait état de ventes "modérement positives" en octobre alors qu'elles étaient attendues en baisse, ce qui a fait flamber le titre à la Bourse de Zurich.

Le poste de directeur général sera supprimé après le départ de son titulaire actuel Richard Lepeu à la fin mars 2017, a dit vendredi le président et principal actionnaire Johann Rupert alors que le groupe est confronté au net ralentissement du marché de l'horlogerie haut de gamme.

Richemont a par ailleurs dit avoir enregistré des "ventes modestement positives" au mois d'octobre alors qu'une poursuite de leur baisse était attendue par le consensus des analystes.

Le groupe, propriétaire entre autres du joaillier Cartier et des horlogers Vacheron-Constantin et IWC, a précisé que les tendances en Chine continentale et à Honk Kong s'étaient améliorées mais qu'il ne ferait plus de point mensuel sur son activité en raison de la volatilité accrue de ses marchés.

Vers 13h00 GMT, le titre Richement bondit de 8,01% à 68,20 francs suisses à la Bourse de Zurich, la plus forte hausse de l'indice paneuropéen FTSEurofirst 300.

"Il est impossible de remplacer Richard (Lepeu) et de désigner une nouvelle personne s'occupant de 35 autres qui lui rapportent directement", a dit Johann Rupert lors d'une téléconférence.

"Le conseil d'administration est vraiment là pour allouer le capital et les ressources humaines, c'est une structure plus sensée et plus juste."

Rupert, qui a eu dans le passé un rôle exécutif, a dit qu'il n'avait pas vocation à s'impliquer davantage dans la gestion au jour le jour du groupe et qu'il entendait rester "la tour de contrôle des égos".   Suite...

 
Le logo de Van Cleef et Arples, un fabricant de bijoux de Richemont. Le directeur général et directeur financier du groupe de luxe suisse démissionnera, avec près du tiers de conseil d'administration, l'an prochain dans un contexte de faiblesse chronique de la demande. /Photo d’archives/REUTERS/Denis Balibouse