Commerzbank espère un bénéfice annuel malgré une perte au T3

vendredi 4 novembre 2016 12h24
 

par Arno Schuetze

FRANCFORT (Reuters) - Commerzbank a pâti au troisième trimestre de coûts de restructuration, d'un environnement de taux bas et d'une faible demande de prêts des entreprises allemandes mais a tout de même publié vendredi une perte nette moins lourde que prévu.

La deuxième banque allemande après Deutsche Bank a atténué le manque de dynamisme de l'activité de prêts auprès des petites et moyennes entreprises, qui forment le tissu économique de l'Allemagne, par des réductions de coûts et une progression de ses activités de trading.

La perte nette trimestrielle de 288 millions d'euros a ainsi été nettement moins importante que les 509 millions d'euros attendus en moyenne par les analystes interrogés par Reuters.

Commerzbank a même confirmé s'attendre à un petit bénéfice net pour l'ensemble de l'année 2016, en repli par rapport à celui de 1,1 milliard d'euros réalisé l'an dernier.

Le titre, qui a perdu 36% depuis le début de l'année, cède 0,33% à 6,05 euros à 10h50 GMT à la Bourse de Francfort, alors que l'ensemble du secteur bancaire européen perd 1,44% au même moment.

Les banques allemandes, qui évoluent sur un marché très concurrentiel, souffrent particulièrement de la politique de taux très bas mise en oeuvre par la Banque centrale européenne (BCE), qui limite leurs profits.

Dans ce contexte, et pour répondre à une volonté de basculement vers la banque en ligne, Commerzbank s'est lancée dans une profonde réorganisation et elle a annoncé en septembre la suppression de plus d'un cinquième de ses effectifs et la suspension de son dividende.

Cette restructuration a entraîné dans les comptes du troisième trimestre une dépréciation de 627 millions d'euros de sa division de banque d'investissement, qui avait grossi en 2008 avec le rachat de Dresdner Bank pour cinq milliards d'euros.   Suite...

 
Commerzbank a publié vendredi une perte nette moins lourde que prévu au troisième trimestre, marqué par d'importants coûts de restructuration, dans un contexte de taux d'intérêt bas et de faible demande de prêts des entreprises allemandes. /Photo prise le 29 septembre 2016/REUTERS/ Kai Pfaffenbach