Le Brexit, entre risque et opportunité pour la France et l'UE

jeudi 3 novembre 2016 18h02
 

PARIS (Reuters) - La France et l'Union européenne doivent se préparer à l'éventualité d'un "hard Brexit" tout en s'appuyant sur leurs atouts pour tenter de profiter des potentielles retombées positives de la sortie programmée du Royaume-Uni, ont estimé jeudi des représentants des autorités du secteur.

"Nous avons une chance de transformer ce qui reste une mauvaise nouvelle en opportunité", a déclaré le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, lors d'une table ronde sur le Brexit à l'Assemblée nationale.

La zone euro dispose de différents atouts, dont son épargne forte, et la France peut également faire valoir ses avantages.

Pour autant, François Villeroy de Galhau, qui est également membre du conseil des gouverneurs de la BCE, estime que le secteur financier de la zone euro doit se préparer à l'éventualité d'un "hard Brexit" qui limiterait l'accès du Royaume-Uni au marché unique de l'Union européenne (UE).

"Je crois important que les banques et assureurs de la zone euro commencent à envisager une stratégie alternative en cas de hard Brexit", a-t-il dit.

Intervenant également lors de cette réunion, le président de l'Autorité des marchés financiers (AMF) Gérard Rameix a quant à lui souligné que le secteur financier était le plus exposé aux risques liés au "divorce" entre Londres et l'UE.

"Je ne vois pas le Brexit comme un choc pour la zone euro (qui serait) systémique (...), je n'y vois même pas une véritable menace pour le financement de l'économie", a-t-il indiqué.

"En revanche, on a un risque fort (...) d'une moindre efficacité du système financier européen et donc d'un accroissement des coûts tant pour les émetteurs que pour les investisseurs", a-t-il précisé.

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La France et l'Union européenne doivent se préparer à l'éventualité d'un "hard Brexit" tout en s'appuyant sur leurs atouts pour tenter de profiter des potentielles retombées positives de la sortie programmée du Royaume-Uni. /Photo d'archives/REUTERS/Neil Hall