La Fed choisit le statu quo, une hausse en décembre se profile

mercredi 2 novembre 2016 22h21
 

par Lindsay Dunsmuir et Jason Lange

WASHINGTON (Reuters) - La Réserve fédérale américaine a laissé sa politique monétaire inchangée mercredi, à six jours de l'élection présidentielle, mais elle a laissé entendre qu'une hausse de taux était probable le mois prochain face aux signes d'amélioration de la conjoncture et de remontée de l'inflation.

Dans son communiqué, le comité de politique monétaire (FOMC) de la banque centrale estime que l'économie s'est renforcée et que le marché du travail reste solide, et il exprime un optimisme accru sur la capacité de l'inflation à atteindre son objectif de 2%.

"Le comité juge que les arguments en faveur d'un relèvement du taux des fonds fédéraux ont continué de se renforcer mais il a décidé, pour l'instant, d'attendre de nouvelles preuves des progrès continus vers ses objectifs", dit le texte publié à l'issue de deux jours de débats.

Cela revient à laisser entendre qu'une hausse de taux lors de la réunion de politique monétaire de décembre est probable, un scénario déjà largement intégré par les marchés financiers.

La Bourse de New York a creusé ses pertes après le communiqué, l'indice Standard & Poor's 500 cédant 0,65% en clôture, et les rendements obligations d'Etat américaines ont reflué. Le dollar, lui, a brièvement repris du terrain mais restait en recul face aux autres grandes devises. [.NFR]

"(La Fed) va toujours dans le sens d'une hausse en décembre, sauf qu'elle ne s'engage pas à l'avance", a commenté John Canally, économiste de LPL Financial, notant que la possibilité d'une hausse de taux "lors de la prochaine réunion" n'est pas spécifiquement mentionnée dans le communiqué alors que c'était le cas à la même époque l'an dernier.

"Il y a l'incertitude électorale en plus de l'incertitude sur la Fed", a-t-il ajouté.

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La Réserve fédérale américaine (photo) a laissé sa politique monétaire inchangée mercredi, un statu quo attendu par les marchés à six jours de l'élection présidentielle américaine, mais elle a laissé la porte ouverte à une hausse de taux le mois prochain face aux signes d'amélioration de la conjoncture économique et de la remontée de l'inflation. /Photo d'archives/REUTERS/Larry Downing