16 octobre 2016 / 16:51 / il y a 10 mois

Les résultats de sociétés suscitent des espoirs à Wall Street

Une vague de résultats de sociétés trimestriels dictera sans doute la tendance de Wall Street la semaine prochaine. Des comptes bancaires meilleurs que prévu vendredi ont quelque peu rasséréné des investisseurs. Ceux-ci comptent maintenant sur quelques poids lourds pour mettre fin à une série de résultats en baisse depuis un an. /Photo d'archives/Brendan McDermid

NEW YORK (Reuters) - Une vague de résultats de sociétés trimestriels dictera sans doute la tendance de Wall Street la semaine prochaine.

Des comptes bancaires meilleurs que prévu vendredi ont quelque peu rasséréné des investisseurs dont la confiance avait été ébranlée par de premiers résultats décevants dans les secteurs de l'industrie et de la santé.

Ceux-ci comptent maintenant sur quelques poids lourds pour mettre fin à une série de résultats en baisse depuis un an. Microsoft, General Electric, Johnson & Johnson, Bank of America, entre autres, publieront leurs états financiers la semaine prochaine.

Un mauvais démarrage des comptes de sociétés trimestriels n'a fait qu'ajouter aux préoccupations du marché déjà largement entretenues par le ralentissement de la croissance de la Chine, la sortie de la Grande-Bretagne de l'Union européenne (UE) et la perspective de voir la Réserve fédérale relever ses taux directeurs d'ici la fin de l'année.

Après une deuxième semaine consécutive dans le rouge, l'indice S&P-500 est inférieur de 2,5% à son record de clôture établi voici deux mois.

Seules 34 sociétés composant l'indice ont publié leurs comptes jusqu'à présent et pour l'heure les bénéfices des entreprises sont attendus en baisse de 0,4% au troisième trimestre, selon Thomson Reuters I/B/E/S, après des tassements de 5% au premier trimestre et de 2,1% au deuxième.

Les investisseurs n'excluent pas que le troisième trimestre aboutisse finalement à une hausse des résultats, au vu du nombre de sociétés qui parviennent à dépasser le consensus.

En tous les cas ce serait nécessaire pour justifier des valorisations élevées. Le S&P-500 a un PER de 17 alors que sa moyenne historique est de 15.

Toutefois, la hausse du dollar, qui a atteint cette semaine son plus haut depuis mars contre un panier de monnaies, n'est pas de bon augure pour les prévisions des sociétés.

Alan Gayle (RidgeWorth Investments) examinera "si les entreprises ont le sentiment que leur modèle opérationnel fonctionne bien et est bien maîtrisé et si le dollar est devenu l'excuse du moment pour louper le consensus ou pour émettre des prévisions médiocres".

"A un tel niveau de valorisation, le marché risque d'être vulnérable", dit-il.

Wilfrid Exbrayat pour le service français

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