Pékin suspend certaines transactions sur le marché des changes

mercredi 30 décembre 2015 11h56
 

SHANGHAI (Reuters) - La banque centrale chinoise a suspendu certaines opérations d'au moins trois banques étrangères sur le marché des changes, a-t-on appris auprès de trois sources ayant vu les avis de suspension.

Parmi les services suspendus figurent les liquidations de positions de clients sur le marché spot et d'autres services liés aux transactions transfrontalières, intérieures et extérieures du yuan, ont précisé les sources qui s'exprimaient à la condition que ne soient pas révélés les noms des banques.

La Banque populaire de Chine (BPC) n'a pas motivé sa décision, ont-elles ajouté, en notant que les banques ont pu être ciblées du fait de l'importance de leur activité forex.

"Cela fait partie des moyens de la BPC pour stabiliser le taux de change du yuan", a dit un responsable d'une banque étrangère joint séparément.

La Chine a pris une série de mesures pour stabiliser le yuan depuis sa dévaluation surprise du 11 août, qui a entraîné d'importantes sorties de capitaux dans la crainte d'un ralentissement de la croissance de la deuxième économie mondiale.

La BPC n'a fait aucun commentaire dans l'immédiat mais l'Administration d'Etat chargée des marchés des changes (SAFE) a fait part mercredi de son souci d'augmenter ses moyens pour limiter les risques provenant de flux transfrontaliers "anormaux".

ARBITRAGES ILLICITES

Une récente enquête d'Asiamoney auprès d'intervenants du marché désignait Deutsche Bank comme la principale banque étrangère active sur le forex en Chine, devant Australia and New Zealand Banking Group, HSBC, Citigroup et BNP Paribas.   Suite...

 
La banque centrale chinoise a suspendu certaines opérations d'au moins trois banques étrangères sur le marché des changes, selon trois sources ayant vu les avis de suspension. La Chine a pris une série de mesures pour stabiliser le yuan depuis sa dévaluation surprise du 11 août, qui a entraîné d'importantes sorties de capitaux dans la crainte d'un ralentissement de la croissance de la deuxième économie mondiale. /Photo d'archives/REUTERS