L'Insee prévoit un impact limité des attentats sur la croissance

jeudi 17 décembre 2015 21h59
 

par Yann Le Guernigou

PARIS (Reuters) - L'impact des attentats du 13 novembre sur l'économie française devrait être limité et temporaire, estime l'Insee, qui a revu en baisse ses prévisions pour le quatrième trimestre mais se montre confiant dans sa capacité à renouer ensuite avec un rythme de croissance modérée.

Dans une note de conjoncture publiée jeudi, l'institut ne table plus que sur une hausse de 0,2% du produit intérieur brut (PIB) du dernier trimestre 2015, contre 0,4% auparavant.

Cette inflexion ne serait que passagère, le PIB repartant sur un rythme de progression de 0,4% par trimestre sur les six premiers mois de 2016.

Avec le +0,3% enregistré au troisième trimestre, la croissance de l'ensemble de 2015 se situerait à 1,1%, soit le niveau le plus élevé depuis 2011 et juste au-dessus du scénario du gouvernement (1,0%) comme le prévoyait déjà l'Insee.

"C'est le scénario qui nous semble le plus probable", a déclaré Vladimir Passeron, chef du département conjoncture de l'Insee, "la consommation des ménages et la croissance française plieraient en fin d'année mais feraient preuve de résistance".

Se fondant sur les réactions à des situations similaires dans le passé, l'Insee estime que l'impact des attentats de Paris et Saint-Denis se fera sentir sur la consommation de services marchands, en premier lieu l'hébergement-restauration et dans une moindre mesure les transports et les loisirs.

Il se traduirait par une consommation des services en baisse de 0,3%, soit l'équivalent de -0,1 point de PIB au 4e trimestre.

L'extrême douceur des températures, qui limite les dépenses des ménages en énergie, et une baisse de leurs achats de produits manufacturés constatée dès octobre expliquent l'autre moitié de la révision en baisse de l'Insee.   Suite...

 
L'impact des attentats du 13 novembre sur l'économie française devrait être limité et temporaire, selon l'Insee, qui se montre confiant dans sa capacité à renouer ensuite avec un rythme de croissance modérée. L'institut ne table plus que sur une hausse de 0,2% du produit intérieur brut (PIB) du dernier trimestre 2015, contre 0,4% auparavant. L'Insee estime que l'impact des attentats de Paris et Saint-Denis se fera sentir sur la consommation de services marchands. /Photo prise le 16 décembre 2015/REUTERS/Mal Langsdon