Les prix du pétrole resteront déprimés en 2016

lundi 30 novembre 2015 18h06
 

(Reuters) - Les prix du pétrole resteront déprimés en 2016 et les analystes continuent de revoir leurs prévisions en baisse, dans l'hypothèse probable d'un statu quo de l'Opep lors de sa réunion ministérielle de vendredi, montre une enquête Reuters publiée lundi.

La prévision moyenne des 31 analystes interrogés s'établit à 57,95 dollars pour le prix du Brent de mer du Nord en 2016, soit 57 cents de moins que dans l'enquête du mois dernier.

Il y a six mois, l'estimation moyenne pour le Brent s'élevait à 70,90 dollars, mais elle n'a cessé de baisser depuis lors.

Dans l'enquête de novembre, la prévision la plus élevée est celle de Bernstein, qui prédit un cours moyen du Brent à 86 dollars en 2016, alors que Natixis a l'estimation la plus basse, à 48,50 dollars le baril.

Le Brent de mer du Nord, référence du marché mondial, se traitait autour de 45 dollars lundi.

Pour le brut léger américain, l'estimation moyenne ressort à 53,73 dollars le baril, contre 54,4 le mois dernier et à comparer à un cours moyen de 49,95 dollars à ce stade en 2015.

L'Opep maintient sa stratégie de défense de ses parts de marché par une production élevée, au risque d'une baisse durable des cours qui pèse sur la situation financière de ses membres, Arabie saoudite comprise.

L'agence de notation Standard & Poor's a récemment estimé que le déficit budgétaire du royaume wahhabite atteindra 16% de son produit intérieur brut cette année contre seulement 1,5% en 2014.

Mais les analystes jugent hautement improbable une réduction de production, l'Arabie saoudite s'en tenant à sa politique destinée à mettre la pression sur les producteurs non-Opep aux coûts de production plus élevés.   Suite...

 
Les prix du pétrole resteront déprimés en 2016 et les analystes continuent de revoir leurs prévisions en baisse, dans l'hypothèse probable d'un statu quo de l'Opep lors de sa réunion ministérielle de vendredi, montre une enquête Reuters. /Photo prise le 15 septembtre 2915/REUTERS/Nick Oxford